| jeudi 24 avril 2008, a 23:11 |
| Voici mon histoire qui n'est toujours pas résolue à ce jour ... |
Je tiens à préciser que tout ce que j'écris est vrai et qu'il y a pour chaque fait, des rapports d'examens, des rapports de consultations, des comptes rendus opératoires et des dossiers médicaux.
L'histoire d'une longue descente aux enfers à cause d'un simple examen médical qui a tourné au cauchemar.
Mes petits bonheurs, mes peines, mon désespoir, j'essaie de tout vous livrer comme je le pense pour délivrer mon esprit.
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| jeudi 05 mars 2009, a 19:47 |
| Je n'en peux plus |
Je suis tellement fatiguée, j'ai mal à ma jambe, mon ventre, je me traîne.
J'ai les pieds gonflés, je saigne dans des tongs, même les chaussons je ne les supporte plus.
Cela faisait des mois que je sortais d'un hôpital pour entrer dans mon lit, plus aucune activité, allongée des jours et des jours, des courses en bas de chez moi et là je soulève des montagnes par obligation et mon corps éclate de partout.
Le matin, il me faut tellement de temps pour marcher , c'est comme si j'avais fait des heures de gym, j'ai des courbatures et je me tiens mal, courbée donc j'ai mal au dos.
Je suis folle car après, serais-je capable d'assumer tout ce que ça va entraîner. J'ai mal à en pleurer mais au moins je vis et je sais que j'aurai fait le maximum. D'avantage, je ne peux pas. J'aurai essayé et je n'aurai pas de regrets.
J'essaie d'organiser ma vie au mieux de mes envies car je sais tout ce qu'un tout petit plaisir peut apporter quand on est descendu aussi bas dans la destruction de son corps et de son âme. |
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| dimanche 01 mars 2009, a 12:34 |
| Que ça passe vite |
Que ça passe vite, tant de choses à faire, courrir partout, téléphoner, il faut que je trouve.
Une annonce assez sympa dans du neuf, un studio avec balcon, alléchant !
Je vais le visiter, c'est tout petit, c'est dommage mais c'est impossible, c'est pour un étudiant, même mes cartons ne pourraient pas tenir. Je le garde sous le coude quand même.
La fille de l'agence veut absolument me le refiler, elle n'a pas vu mon dossier mais visiblement elle veut s'en débarasser.
Je trouve une annonce de particulier pour un meublé pour étudiant, je commence à être moins exigente, je n'ai rendez-vous que vendredi mais bon.
Je commence à essayer Cagnes sur mer en me demandant comment je ferai pour aller faire ma formation sans voiture. Mais je trouve des offres et je n'exclus plus rien.
J'essaie Cannes mais trop cher !
Je vais me renseigner sur les tarifs des trains et bus et je me rends compte qu'en plus de l'abonnement qui couvre toute la ville de Nice, l'abonnement train en plus c'est inabordable.
Et ici pas de remboursement de carte orange comme à Paris !
Donc pas de remboursement ni en formation ni chez un employeur.
Pas 36 solutions, il faut que je trouve à Nice même si l'école est complètement en dehors de la ville et que ça va être costaud pour s'y rendre. Un seul bus tellement c'est excentré.
Bon une annonce alléchante, un petit mais tout petit 2 pièces dans du neuf avec un mini balcon. Le rêve !
J'appelle et je vais visiter. Tralala !!!!!
Je me retrouve dans l'immeuble du petit studio que la fille voulait que je prenne ! Décidément c'est le destin !
Il est mimi car le neuf j'adore, au moins c'est propre. Chauffage électrique mais ça à l'air bien isolé, ça me plaît.
Je me précipite pour déposer mon dossier et horreur les questions commencent à fuser dans tous les sens.
Je m'en doutais, ce n'est pas vraiment une surprise.
"Vous êtes en formation donc vous êtes étudiante donc il faut des garants et qu'est ce que vous ferez après ?"
Ben oui je suis étudiante mais en CDI et rémunérée et j'ai 45 balais donc je n'ai pas de garant !
Alors il faudra une caution bancaire de 18 mois !!!!!
Des malades ! A Paris on demande 12 mois de caution bancaire mais 18 mois on ne me l'avais jamais fait.
10.700 euros de caution c'est simple je ne les ai pas. Le problème est réglé.
Je tombe sur un autre appart et là on me demande 24 mois de caution bancaire c'est à dire une somme magistrale à bloquer à la banque.
Je ne savais même pas que ça existait.
Je retourne dans l'agence où il y a des offres mais où les locataires sont toujours absents pour les visites. Je les persécute, il faut leur tirer les vers du nez. Il y en a 3 qui m'intéressent mais je n'ai plus que 2 jours.
Le 1er, le locataire reste introuvable, le second peut-être dans un ou 2 jours et le 3ème qui m'intéresse le moins on me donne le téléphone de la locataire.
J'appelle et je file visiter. C'est un studio avec chauffage collectif et pas trop cher. Il l'ont bien aménagé et je retourne courrir à l'agence déposer mon dossier avec une grosse angoisse.
C'est fermé, il faut que j'y retourne demain matin.
Je n'y vais pas j'y coure !
Je dépose mon dossier en demandant si je peux expliquer brièvement car c'est un peu compliqué sans explications.
Je les énerve mais on accepte brièvement mes explications.
Il me faut une réponse rapide car je repars.
On me dit qu'on va faire le plus vite possible.
J'aimerais visiter l'autre qui est vraiment mieux, sur jardin et tout et tout mais j'ai déposé un dossier pour un, donc on se concentre pour celui là. Tant pis c'est mieux que rien.
Je suis appelée dans l'après midi, j'y vais c'est pas loin de ma location, on me redemande des explications et on m'annonce que 6 mois de caution bancaire seront nécessaires. Ouf ! 6 mois, c'est déjà merveilleux.
Je téléphone à ma banque qui me dit que pour un rendez vous ce ne sera pas avant 8 jours et qu'une mise en place de caution c'est environ 3 semaines.
C'est pas vrai !
Je cours de banque en banque mais vu que je ne suis pas cliente, ce n'est pas possible.
Je cherche ma banque à Nice, je choisis la plus proche de l'agence et je me renseigne au guichet, ah non ce n'est pas possible ! J'en ai marre je vais les bouffer de rage !
Au moment de sortir de l'agence je vois un bureau ouvert, j'y vais à tout hasard et je vois écrit Direction Financière.
Gonflée, je penche ma tête et vois une femme installée à son bureau qui se demande ce que je fais là.
Je lui raconte mon histoire et elle me dit que oui on peut peut-être envisager de faire quelque chose.
Elle est d'accord pour me faire un crédit du montant de la somme qui sera bloqué tout le temps de mon séjour dans l'appartement et qui servira en cas de non paiement.
Ce n'est pas ce que j'entendais faire mais si c'est la seule solution allons y.
Je me retrouve avec un crédit de 3000 euros qui s'appelle caution bancaire. Bon ben si ça peut servir à avoit un appartement en location.
Je retourne à l'agence assez fière de moi en leur disant que c'est bon, la caution m'est accordée pour un montant de 6 mois.
Ce sera effectif fin de semaine prochaine. Ils sont très surpris qu'on ait pu m'accorder ça si vite sans même être cliente.
Je découvrirai après que je suis tombée sur la responsable de l'agence. J'ai dû en contre partie transférer mon compte de Paris dans son agence.
Chance inouie d'être tombée sur elle.
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| mardi 17 février 2009, a 12:20 |
| 3ème jour |
Ce matin j'ai rendez-vous pour le stage prévu en complément de ma formation.
J'ai encore bien dormi, je suis pleine de douleurs, des courbatures, mal aux pieds et même en tongues, mes pieds sont âbimés, faut le faire.
Je prends des chaussures correctes dans mon sac et je file à mon rendez-vous.
Belle et grande société, je monte dans les étages pour rencontrer celle qui va décider de mon sort pour l'année de formation. Très sympathique et professionnelle, elle me signe ma convention de stage et m'explique le fonctionnement de la société.
Je suis ravie de cet entretien et suis soulagée d'avoir trouvé ce stage qui me semblait inaccessible depuis Paris. Je ne sais pas comment j'ai fait et ça me redonne confiance en moi.
Il me manque toujours le logement.
Je repasse par les agences immobilières se trouvant sur mon chemin, c'est un peu plus compliqué.
Je retourne au studio faire la liste des annonces du journal local.
J'obtiens 2 rendez-vous. J'ai hâte.
Le premier studio est assez moche et je ne vois pas comment je pourrais faire entrer mes affaires.
La visite du deuxième est annulée car ce n'est plus possible de le visiter.
Il y en a un que je voudrais vraiment voir mais chaque jour on me dit qu'on attend les clés. Peut-être vendredi mais c'est tard pour moi.
Je vais peut-être me rabattre sur un meublé et mettre mes meubles en garde meuble si ça continue, mes ambitions en matière de logement se font plus petites de jour en jour.
Au départ, je voulais un 2 pièces avec terrasse même tout petit, j'en suis au studio plein nord en meublé !!!!!
Les prix sont quand même moins chers qu'à Paris mais la location reste élevée par rapport aux appartements à vendre.
Et mon budget est très riquiqui !
Pour l'instant ce n'est pas "riche et au soleil" mais plutôt "pauvre, malade, mais peut-être au soleil prochainement !!!!".
Il y a un début à tout et je ne désespère pas de monter les marches du festival de Cannes, célèbre et en pleine forme dans un futur proche !
Il faut bien que je me fasse rire de temps en temps !
Marre, marre, marre de chercher, de téléphoner partout. Il y a des tonnes d'appartements à louer et impossible d'effectuer des visites, il y a toujours un problème. 3ème recharge de téléphone portable, c'est là que je me rends compte que avoir le téléphone chez soi à portée de mains c'est un luxe inestimable !
Il ne manquait plus que ça, je reçois un appel d'une société à qui j'avais envoyé un cv avant de partir et qui me veut pour le fameux stage, je me trouve très bête quand elle me dit de venir très rapidement avec la convention pour qu'elle puisse la signer.
Prise de court, je lui dis que j'appelle l'école car je ne l'ai pas encore et que je les rappelle dans la foulée.
C'est toujours comme ça, soit il n'y a rien soit il y a deux propositions, qu'est ce que je regrette qu'elle ne m'ait pas appelé hier ! Je crois que je préfèrerais effectuer mon stage dans la deuxième société bien que les deux soient top.
Je ne sais pas quoi faire et après m'être torturé le cerveau dans tous les sens, je me dis que mieux vaut tenir que courrir et que tant pis, je garde le premier car au moins c'est fait et signé.
Je pensais que pour un stage, il y avait d'abord un entretien mais en fait, on arrive avec sa convention de stage et le responsable signe. Le choix se fait sur cv apparemment. Je ne suis pas assez gonflée pour y aller et choisir ensuite quitte à annuler l'autre. J'ai peur qu'elle appelle l'école devant moi et que celle-ci réponde qu'elle ne comprend pas car j'ai déjà un stage.
Je vais donc annuler cette dame qui me proposait de me prendre. Il faut que j'invente une énormité car lui dire que j'ai trouvé quelque chose alors que ce matin je ne l'ai pas dit !!!!!
Je recommence ma torture interne, je suis une vraie idiote, je cherche des complications, je me demande si j'ai bien choisi. Je crois que je ne suis pas dans mon état normal, tout va vite et je ne sais plus où donner de la tête. Il faut dire que je suis fatiguée, j'ai mal partout.
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| vendredi 06 février 2009, a 16:34 |
| Le temps presse .... |
Je découvre mon endroit pour une semaine. Ma première nuit ! Je me suis endormi tôt, pas besoin de somnifères. Il a fallu que je nettoie ma plaie hier soir, pas facile alors que l'infirmière fait ça en deux minutes. Découvrir ce trou béant et le regarder en face, enfin avec un mirroir car à l'intérieur de la cuisse pas facile de se dévisser le cou. Je me mets sous la douche et je badigeonne de la bétadine et ensuite du sérum physiologique. Il faut quand même que je nettoie l'intérieur avec la compresse et la pince jetable, ça c'est plus dur. J'ai bien retenu la leçon, remplir le trou avec des mèches stériles légèrement humidifiées au sérum, recouvrir de compresses et enfin le pansement pour tout reboucher et faire tenir jusqu'au lendemain soir car l'infirmière que j'ai trouvé reprend du service le lundi.
Ouf ! pas évident mais je l'ai fait et je suis fière. C'est douloureux, ça lance et je m'installe dans ce lit callée par mes oreillers et flûte, cette sacrée télécommande qui ne marche pas.
Moi qui voulait un peu me décontracter, je suis obligée de me lever chaque fois que je veux changer de chaîne. Zut et zut, moi qui aime zapper je vais m'en tenir à une chaîne surtout qu'il n'y en a pas 36, car ça me fait trop mal, et finalement je suis trop crevée et je m'endors.
Nuit entière sans me réveiller dans un lit inconnu, c'est un exploit de la fatigue. Tant mieus car la journée va être rude.
1ére étape, acheter le journal et le particulier, faire toutes les annonces, aller dans un cyber café pour chercher encore des annonces pour une location et faire le tour des agences immobilières.
Je sors, je rentre et je me mets au travail. Ce n'est pas les annonces qui manquent, il y en a des tonnes mais pas forcément dans mon petit budget, quand j'appelle, je ne peux pas visiter car il y a toujours un soucis.
Ils n'ont pas les clés, la personne concernée n'est pas là, on ne peut pas visiter car le locataire ne répond pas, bon ça commence bien.
Quand j'ai terminé tous les appels du jour, je me rends compte que je n'ai pas de touche sauf un studio visitable vendredi, ben oui mais c'est un peu tard, enfin c'est mieux que rien. Il est déjà midi et je considère que je n'ai pas fait grand chose.
Je file chercher un cyber café et c'est parti, site se loger et autres, je recopie consciencieusement les annonces pour appeler à 14h. Je n'ai que le portable et j'ai déjà consommé le forfait, il faut que je recharge.
Je mange un petit truc et je vais m'attaquer directement aux agences, avant il faut que je passe à la pharmacie où j'ai commandé le carton d'instruments et pansements jetables pour l'infirmière ce soir.
C'est bon ils l'ont reçu, je le ramène au studio, c'est pas lourd mais c'est énorme.
Allez, le tour des agences maintenant. J'ai super mal à ma jambe et dans tout le corps mais il faut continuer car je n'ai pas le choix. Après si j'échoue, je pourrai dire que j'aurai essayé.
Grande déception, la personne n'est pas là, il n'y a pas ce que je cherche, on a pas les clés, visitable la semaine prochaine, je ne serai plus là moi donc on oublie.
Le moins qu'on puisse dire c'est que ce n'est pas facile.
Je vais recommencer les appels car au moins il y a des annonces mais j'y passe des heures, combien de fois je vais recharger mon portable par jour ?
Je n'ai toujours rien visité, le temps passe à une vitesse, je n'ai même pas le temps de profiter de l'endroit, tout ce que je sais c'est que j'ai une impression de tout connaître et que je suis ici chez moi. C'est étrange comme sensation.
Juste le temps de faire quelques courses pour manger et je suis épuisée de cette journée peu fructueuse. L'infirmière arrive à 18h30, il faut que je prépare le matériel et le lit avec une grande serviette éponge que j'ai apportée.
Je vais découvrir ma nouvelle infirmière qui sonne et qui arrive. Sympa, très bavarde, ça va mais c'est du rapide, c'est pas comme celle que j'ai d'habitude, bon elle fait à sa façon, c'est comme ça on verra.
Oh que j'ai envie de dormir, je n'ai pas marché comme ça depuis avant le début de mes opérations, je n'en peux plus, mon corps ne sait pas ce qui lui arrive. |
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| lundi 19 janvier 2009, a 08:42 |
| La petite semaine qui va changer ma vie ?? |
J'ai une petite semaine pour savoir si je quitte tout de ma vie parisienne ! Il ne faut pas que je me tourne les pouces et la semaine va être chargée.
Il faut que je range un peu ma valise car les produits pour me soigner prennent une grosse place, que j'aille à la premeière heure demain matin lundi voir cette pharmacie où j'ai commandé par téléphone mon carton de produits jetables pour me soigner et que je téléphone à cette infirmière que j'avais trouvé sur les pages jaunes pour savoir si elle est toujours d'accord pour venir tous les jours. C'est déjà l'étape principale et obligatoire.
J'ai fait une liste de tout ce que je dois faire pour avoir un semblant d'organisation.
Pour le moment, il faut que je prenne mon courage à deux mains et que je sorte pour trouver un commerce ouvert le dimanche.
J'ai plutôt envie de rester dans le studio et dormir.
Pourtant je me dis qu'en même temps c'est tellement beau cette région que ce serait idiot de ne pas mettre le nez dehors. De toute façon, il me faut un minimum pour manger et nettoyer cet appartement légèrement crasseux.
Je suis contente d'avoir trouvé ce studio, c'est en centre ville, pas loin de la mer et des rues piétonnes, pas très loin de la place Masséna pour ceux qui connaissent.
Allez zou ! Me voilà en train d'essayer de fermer cette porte qui ne veut pas se fermer car les clés sont un peu HS (la propriétaire m'avait prévenu), pourvu que j'arrive à rentrer, c'est le principal. Il ne manquerait plus que ça. Je manipule les clés avec la plus grande précaution !!!!!
Je n'ai pas de mal à trouver des petites épiceries ouvertes car en septembre c'est encore la saison et il y a beaucoup de touristes et de monde dans les rues. C'est vraiment magnifique et je me sens à l'autre bout du monde et en même temps chez moi. Bizarre comme sensation.
Ah ! quand on est comme moi sensible et amoureuse de cette région, ça fait un noeud dans le ventre de se retrouver là d'un seul coup, quand je pense que ce matin j'étais dans mon lit parisien et que je voulais tout annuler.
Je fais mes petites courses, je ne vais même pas boire un café quelque part car avec ma poche et cette fichue maladie, j'en ai oublié toutes les bonnes choses de la vie, surtout sortir, mettre le nez dehors et profiter de toutes les petites choses qui embellissent la vie.
Je suis restée cloîtrée chez moi à Paris de longs mois, seule au fond de mon lit à souffrir physiquement et moralement !
Mon cher patron, toi qui m'a dit que je faisais exprès de me faire opérer !!!!!! Je n'oublierai jamais tes paroles, elles sont gravées en moi ! Te rends tu compte de ta bêtise ?
J'espère qu'un jour tu te rendras compte de tout ce que tu m'as dit ce jour là et après, toutes ces horreurs que personne n'aurait l'idée de dire à quelqu'un. Je n'arrête pas d'y penser, oser dire qu'après 8 opérations je suis vicieuse pour organiser mes arrêts de travail et que tu te fous complètement de mes problèmes !
T'en auras peut-être un jour des problèmes, toi qui croit que la vie n'est faite que de réussites et de plaisirs, la roue tourne quelquefois.
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| dimanche 28 décembre 2008, a 18:04 |
| Nice Côte d'Azur ... |
http://www.youtube.com/watch?v=3OYrfY4k6Sc
Et voilà, l'annonce dans le TGV, Nice Côte d'Azur, j'y suis après 5 heures de trajet bien pénible pour mes opérations, me tortillant sur mon siège pour trouver la position la moins cruelle.
Il faut sortir cette maudite valise et je suis chargée en compresses, bétadine, pansements, mèches, ciseaux jetables et tout ce qui va avec.
Il faut que je trouve ma location, pas trop loin de la gare mais quand même je suis épuisée, surtout très encombrée. Il est 13h et j'ai envie de me reposer un peu, juste m'allonger et pourtant il faut que j'organise les jours qui suivent, nous sommes dimanche.
J'arrive en bas de l'immeuble, la propiétaire est là c'est déjà une chose.
Je monte et le studio est à l'envers, sans dessus dessous.
La propriétaire est énervée car les anciens locataires viennent de partir avec du retard et sans faire le ménage.
Elle me demande si je peux repasser plus tard !
Sûrement, dans mon état, je n'en peux plus et je ne veux que me reposer.
Elle fait un peu de ménage avec son mari, ils sont venu de Cannes en bus (plus d'une heure) mais c'est moins cher que le train !
Ce n'est pas ma faute si elle est énervée ! Elle râle que les locataires sont tous les mêmes et sales ! Merci pour moi !
Je lui dit que c'est bon, je finirai le ménage mais vu qu'il n'y a rien même pas une éponge, ce que je lui fais remarquer gentiment. Elle me dit que c'est à moi d'aller acheter le nécessaire. C'est un meublé et elle veut que ce soit propre, comment ne même pas laisser une éponge et un produit d'entretien.
Je lui demande où je peux trouver cela un dimanche car il faudra bien que je lave ma petite vaisselle même si je vais manger des trucs déjà prêts.
Je remarque qu'il n'y a pas de draps sur le lit et elle me dit que ce n'est pas prévu dans le contrat. Si j'en veux c'est 25 euros. Obligée de dire ok, j'espère qu'il y a au moins une couverture !
Elle me balance 2 chiffons en guise de draps, troués et tâchés, en nylon, tout ce que j'aime. Ce sont des tâches propres me dit-elle, aucun respect de ses locataires et elle veut un appartement nickel à la sortie.
Elle me demande un chèque de caution de 350 euros en me prévenant qu'elle ne sera pas là lors de mon départ car je pars trop tôt, elle ne va pas se lever à cette heure ci !!!! Moi qui avait prévu 10h30 afin justement de pouvoir faire l'état des lieux avec elle !
Donc si pas d'état des lieux, elle peut dire n'importe quoi et ne jamais me rendre mon chèque, ce que je lui fais remarquer. Elle me le renverra par la poste sur quoi je ne suis pas d'accord.
Ma fatigue a des limites et mon esprit reprend le dessus.
Soit il y a état des lieux dimanche prochain, soit pas de chèque de caution.
Elle n'est pas contente mais sent que je suis à bout de nerfs et que je vais partir, je ne sais pas où d'ailleurs !
Enfin elle disparaît avec son mari qui lui est tout gentil et ne dit rien.
Je suis obligée au moins de mettre mes draps sales si je veux m'allonger quelques instants.
Ce n'est vraiment pas possible, ce nylon qui glisse et qui sent je ne sais quoi. Je fouille dans l'armoire pleine de saletés et trouve des draps aussi tâchés mais en coton, c'est déjà mieux. Je colle la couverture par dessus pour ne plus les voir et je m'allonge. Je suis exténuée. |
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| vendredi 12 décembre 2008, a 21:45 |
| Le temps de penser |
Le train commence à avancer, je voudrais dormir, j'ai 5 h de trajet et je n'y arrive pas. Je dirais que je suis tellement fatiguée qu'il m'est impossible de m'assoupir et j'ai mal. Le mouvement du train me ramène à la réalité.
Je commence à cogiter, c'est pas bon, qu'est ce que je vais faire là bas, je n'ai pas d'organisation précise car je ne sais pas ce qui m'attends. Comment je vais faire pour trouver une location ? Aucun contact valable par téléphone, il va falloir faire le point.
Pour l'instant c'est dans ma tête que je fais le point et je me dis que je suis devenu un légume, que je ne suis plus rien, je me dégoûte à tous les niveaux. L'horreur absolue.
Je ne sais plus ce que je veux, qu'est ce qui m'arrive ? Je ne crois plus en rien et je me demande si c'est cela pétér un câble. Vais-je devenir folle ? La folie peut-elle arriver d'un seul coup ?
Il faut que je me reprenne et que j'assume ce n'est pas possible, je me sens si seule en cet instant précis, avec le bruit caractéristique du train qui roule, les gens qui somnolent autour de moi, c'est glauque.
Mon Dieu, je pense trop, je n'arrête plus et je ne sais plus où j'en suis et ce que je dois faire. Est-ce seulement de la panique ? J'espère car il faut que je remonte la pente. Je me dis que dans 3 heures le paysage va changer, ça va sentir la Provence et après ce sera 2 heures le long de la mer. Je ne peux pas reculer de toute façon, le train continue son chemin et ma tête continue à retourner la situation dans tous les sens.
Effectivement, 3 heures après je vois au premier arrêt que Paris a disparu, c'est une autre ambiance, le soleil est bien là au rendez-vous pour m'accueillir et je suis scotchée à la fenêtre car bientôt je devrais apercevoir la mer.
Je la vois et elle est comme dans mes rêves, aussi bleue que le ciel, c'est magnifique, je serai toute ma vie amoureuse de cette région qui me fascine depuis toujours. Peut-être y ai-je vécu heureuse dans une vie antérieure ? C'est tellement fort ce que ce paysage me procure. J'ai l'estomac serré et j'admire.
C'est idiot mais je me suis toujours demandé pourquoi les gens qui n'ont pas la chance d'avoir un toit ni un travail ne sautent pas dans un train pour au moins être dans une région comme celle là.
Je sais pertinemment que je prends et garde mes problèmes avec moi où que j'aille, mais je préfère être malheureuse sur la Côte d'Azur plutôt qu'à Paris. Je préfère pleurer dans une rolls plutôt que dans le métro. C'est ma devise depuis toujours et c'est ce qui me convient.
Plus on avance et plus c'est beau, ce paysage avec les palmiers, la mer, les maisons, les immeubles, tout est différent même si rien n'a changé pour moi mais pendant que je me fais plaisir avec ce que peut me donner la nature, ça m'aide à surmonter ma peur du lendemain.
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| vendredi 12 décembre 2008, a 21:10 |
| Le grand jour |
A 4h mon réveil sonne, je n'ai dormi qu'une heure et j'étais si bien sous ma couette, je commençais seulement à me décontracter. Mon envie n'a pas changée, j'arrête tout. Je pense à Sophie qui va m'appeler, qui a mis son réveil pour moi, un dimanche matin si tôt, elle est fatiguée, elle fait une formation très difficile en plus de son travail.
Je finis quand même ma valise au cas où, tant pis elle sera à défaire et je retournerai sur les tables d'opération. Je suis très mal vraiment.
Je pleure comme une idiote qui ne peut plus rien car je n'ai pas de force.
Le téléphone sonne, Sophie est là et me demande ce que je fais. Je lui dis que je ne peux plus, je suis à bout.
Elle est désolée et essaie tout ce qu'elle peut, elle me dit qu'elle a appeléun taxi qui sera chez elle dans un quart d'heure.
J'ai honte et je dis ok pour elle , elle m'a tellement aidée.
Je ne me suis même pas lavée du coup, je suis assisse sur le bord du lit et je n'arrive à rien, j'ai peur de tout, l'angoisse me ronge, j'enfile mon pantalon élastique car tout me fait mal et je ne peux porter que ça depuis mes opérations, un morceau de tissu mou trop grand, une sorte de pyjama noir passe partout.
Je n'ai même plus le temps de réfléchir, Sophie m'appelle, elle est dans le taxi, elle sera devant chez moi dans 10 minutes. Vite, je suis paniquée, je ne sais plus, rien n'est prêt avec tout le temps que j'ai passé à ne rien faire, à regarder piteusement ma valise.
A cet instant précis je me dis que je ne suis plus normale, je ne serai plus jamais comme avant.
Sophie rappelle, elle est arrivée en bas, je n'ai plus le temps, je boucle tout, j'éteins la lumière, je monte dans l'ascenseur puis dans le taxi, ça y est je suis en route pour la gare de Lyon et je pleure dans le taxi, je deviens folle.
Avec mes angoisses j'arrive une heure avant le départ du train et je n'ai plus qu'à m'assoir avec mes doutes au café de la gare avec un vittel car avec ma colostomie je ne bois plus de café pour ne pas accélérer le transit quand je suis dans un endroit public.
Mon train rentre en gare, je cherche ma place et m'assois péniblement car j'ai tellement mal, le trajet va être dur.
Je n'aurai pas d'infirmière ce soir car je n'en ai pas trouvé pour le dimanche, cependant ma plaie doit être désinfectée et les mèches à l'intérieur changées, je dois le faire seule et j'ai tout ce qu'il faut dans mon sac.
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| vendredi 12 décembre 2008, a 20:48 |
| Galère |
Je prépare ma valise car le jour du départ c'est demain et j'ai 6 jours pour organiser mon aventure. Si je réussis, je pars, sinon retour à la case zéro. Je n'ai vraiment plus la force physique ni mentale d'y aller.
Je peux encore tout annuler.
J'ai tiré sur la corde pendant des semaines alors que mon corps réclammait du repos que je n'avais que la nuit.
J'ai peur d'oublier quelque chose et ma tête ne fonctionne pas comme elle devrait, tous mes mouvements son ralentis et je craque car entre tous les médicaments, les ordonnances sur place, les horaires de la nouvelle infirmière, la location introuvable, l'employeur pour le stage qui va voir ma tête de déterrée car même le plus habile des maquillages ne peut plus cacher la maladie et je me sens vraiment pas bien du tout.
A 23h je décide que j'arrête tout, que ce n'est pas sérieux car ma santé est trop mauvaise et je craque.
J'appelle mon amie et ange gardien Sophie pour lui dire que stop on arrête là car je ne peux plus.
Elle m'encourage à essayer mais convient que c'est très périlleux et que je peux perdre beaucoup d'argent que je n'ai pas en allant là bas.
La pauvre, je n'ai qu'elle pour exprimer toute ma douleur car c'est elle qui me soutient depuis le début et elle seule.
Elle trouve cependant une idée, la pauvre elle va mettre son réveil un dimance matin à 5h30 et m'appeler pour voir si j'ai la force d'y aller et elle propose de venir me chercher en taxi pour que je ne sois pas seule.
En effet, le train part à 8h et le métro vers 6h30 le dimanche ! La pauvre fille avec sa valise en carton dans la nuit du petit matin sur le bord du quai ! Quel tableau déplorable j'ai de moi mais c'est pourtant bien l'état dans lequel je suis.
A 3h du matin, je suis une loque. Je ne peux même plus marcher dans mon appartement, j'arrête de penser, il faut que je dorme un peu car je vais m'écrouler, j'ai très mal, ma stomie me brûle, ma plaie me fait souffrir terriblement et le somnifère que j'ai pris ne sert à rien. Je me mets dans un état inimaginable, je vais jouer mon avenir demain en essayant de changer de vie alors que je n'en ai pas du tout les capacités. |
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| dimanche 30 novembre 2008, a 01:54 |
| La préparation de mon voyage |
Après avoir trouvé difficilement une infirmière qui accepte de venir 4 jours sur 7 faire mes soins à l'adresse de ma location car le week end elle ne travaille pas et c'est trop compliqué d'en trouver une que pour le we et seulement pour une semaine, mon Dieu est-ce qu'elles ont envie de travailler ? Elles préfèrent les soins réguliers et longs, je peux le comprendre. Après avoir trouvé une pharmacie qui me commande par téléphone un carton d'instruments jetables sans même me connaître, c'est déjà une chose de régler.
Une dame à qui j'avais envoyé mon cv pour le stage m'a téléphoné et souhaite me voir, nous prenons rendez-vous pour le lendemain de mon arrivée, c'est un troisième exploit.
C'est fou comme les choses s'emboîtent en quelques jours, sûrement le fruit d'une recherche ininterrompue depuis 3 semaine non stop, malgré un état de fatigue dû à ma récente opération qui présage l'impossibilité d'une telle expédition, du moins je me demande comment je vais faire, ne serait-ce pour les 5 heures de train vu que je ne peux pas m'assoir !
Par contre j'ai beau appeler toutes les agences immobilières de Nice, pas moyen d'avancer au niveau futur location, je ne suis pas très bien reçue et je ne décroche pas de rendez-vous. On verra sur place, en 5 jours ça ne va pas être facile.
Plus le temps passe moins j'ai envie de partir, c'est tout moi, mais je souffre tellement et je suis si fatiguée que je voudrais m'endormir de longues semaines car il n'y a que couchée que mon corps est soulagé. |
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| jeudi 23 octobre 2008, a 20:09 |
| Je fonce |
Je ne peux pas réfléchir plus longtemps, soit j'abandonne mon projet et c'est vraiment dommage car ce n'était pas évident du tout d'avoir une réponse positive pour une formation rémunérée sur la Côte d'Azur et enfin réaliser mon rêve interrompu en ce mois de septembre 2007, soit j'y vais, je trouve très vite une location, un stage (car en plus il faut trouver un stage et je suis à Paris ! Pas évident)
C'est dur, un coup je me dis oui et un coup non !
Mon état de santé me fait peur car si ça continue là bas, l'organisme qui me rémunère arrête de payer l'école et je retombe en arrêt maladie et pas de salaire !
Tout le monde me dit que c'est vraiment périlleux mais je suis assez folle pour tout plaquer et partir. C'est beau la folie après tout. C'est vivre et espérer et ne dit-on pas que l'espoir fait vivre ?
Alors c'est vite réfléchi, je réserve un aller-retour en train Paris Nice dans 15 jours et je prends les pajes jaunes pour trouver un hôtel.
Je n'avais pas du tout penser que septembre c'était encore la haute saison à Nice, les hôtels sont inabordables au niveau des prix, même les plus minables. La galère commence, je téléphone toute la journée et les prix ne sont pas dans mon budget.
J'ai une idée, je regarde à tout hasard les locations à court terme des particuliers.
Il y a des petits studios pas trop chers pour une semaine en tout cas moins que l'hôtel. Oui mais voilà, la semaine que je veux est déjà prise.
J'en ai marre. Je continue mes recherches inlassablement et je trouve un studio pas loin du centre ville et pas trop cher. Je suis tellement soulagée que je ne pose aucune question, je ne sais même pas la superficie !
Je me dis que si ça se trouve c'est ignoble car il n'y a pas de photo, c'est pas grave on verra.
Il faut maintenant trouver une infirmière qui me fera les soins journaliers car le trou de ma cuisse est toujours là pour me rappeler mon état et le pansement doit être refait tous les jours.
Grosse galère, ça ne peut être que le matin ou le soir car la journée sera réservée aux recherches. Encore des dizaines de coups de fils pour entendre que ce n'est pas possible ou pas leur quartier. Je vais faire toutes les pajes jaunes, je finirai par trouver.
Le train, l'hôtel, l'infirmière, et maintenant trouver une pharmacie qui va me commander sans me connaître un carton de mediset c'est à dire des instruments stériles et jetables, des produits, des compresses, et des tas d'autres choses, des mèches, des pansements (je ne peux pas emmener un si gros carton dans le train) car ce n'est pas une mince affaire cette opération et franchement, je ne suis pas en état de me lancer dans tout ça, je suis fatiguée, épuisée.
Je ne sais pas dans quoi je me lance c'est fou et je suis folle mais je meure à petit feu ici alors autant mourrir au soleil en ayant essayé.
Finalement, je trouve tout en passant mes journées devant internet pour tout organiser, je suis tellement fatiguée, je n'ai même pas le temps de m'allonger pour me reposer, je fais tout au ralenti et je suis énervée autant que molle et bonne à rien. J'ai envie de tout balancer et d'arrêter, je pleure tellement je n'en peux plus.
J'en oublie la moitié, je n'y arriverai jamais. J'ai oublié le stage, la chose la plus importante qui fera que je pourrai suivre des cours et être rémunérée. J'appelle des sociétés à Nice, même sur Cannes et Antibes, je vais même jusque Monaco. Soit ils ne prennent pas de stagiaires, soit ils ne répondent pas. J'envoie des cv, j'ai encore mis des heures voire des jours pour en fabriquer un qui tienne la route, la lettre de motivation, des heures et des jours qui passent et ne règlent pas mes problèmes.
Ce que j'en ai marre !
Combien de fois j'ai envie de tout lâcher car je suis en train de me lancer dans un truc de malade c'est le cas de le dire !
Je suis franchement découragée. Entre temps je retourne à l'hôpital et mon chirurgien n'a même plus envie de me voir, c'est infecte, j'ai vraiment l'intime conviction même la certitude que je dérange tout le monde. Me dire bonjour en me tournant le dos sans même se retourner c'est nouveau, ça vien de sortir ! Quel mépris ! C'est pourtant lui qui l'a faite sa connerie et qui m'a mutilée c'est un comble.
Mon employeur me méprise, mon chirurgien me méprise, je n'ai pas de famille, mon cher et tendre s'est sauvé en courant en voyant mon état, 2 ou 3 amis et c'est tout, je me sens seule au monde.
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| dimanche 19 octobre 2008, a 09:50 |
| La suite de ma dernière opération |
Ma plaie se referme, le trou béant qui était un vrai gouffre il n'y a pas si longtemps se referme petit à petit. Tout du moins, la profondeur remonte peu à peu, les mèches à l'intérieur sont de plus en plus petites. Le pus s'écoule par ce trou, mais que vont devenir mes abcès si tout se referme ? La galère va recommencer ? J'essaie de positiver mais vu que je n'ai aucune explication de la part de mon chirurgien que je ne vois plus d'ailleurs, juste une fois en allant faire un pansement à l'hôpital. Il n'a même pas pris la peine de me recevoir dans son bureau, moins il me voit mieux il se porte !
Je crois qu'il est arrivé au maximum de ses possibilités avec moi et que la façon dont mon corps réagit le dépasse. C'est pourtant moi la victime !
Quand je pense que c'est lui qui m'a mise dans cet état, qui a fait basculer ma vie à un point de non retour car je suis en train de tout perdre, ma vie de femme, mon corps, ma forme, mon entourage car je ne suis plus la même, je deviens dans un état mental qui me fait peur, tout le temps pleurer, même mon travail où on m'a fait comprendre clairement qu'il vallait mieux que je parte. Il a bousillé ma vie quand même. J'ai tant perdu et je ne lui ai jamais fait de réflexions, j'essaie d'avoir un comportement normal quand je suis en face de lui, il pourrait au moins me respecter et même ça, je ne l'ai plus de sa part, il m'évite comme la peste.
La seule chose que j'ai pu dire c'est qu'il y avait un dysfonctionnement dans son service lors de ma dernière hospitalisation, rester du matin jusque minuit dans un lit ensanglanté lié à l'opération, c'est normal peut-être ? Avoir ses anti douleurs du midi au moment de dormir c'est normal aussi ? Oublier de me donner mon plateau repas, et me dire que oui c'est un oubli et aller me chercher des "restes" parce que je râle, c'est normal ? C'est rare que je balance quoi que ce soit sur cet hôpital mais à partir du moment où on me traite comme de la merde, où je n'ai plus droit à une consultation dans un bureau, ça le mérite.
Il ne peut plus me sentir et c'est franchement très visible ! Ce serait plutôt à moi de ne plus pouvoir l'encadrer et ce n'était pourtant pas le cas ! |
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| samedi 18 octobre 2008, a 02:58 |
| La réponse du Fongécif |
Ma demande de congé individuel de formation est acceptée. Je devrais me réjouir mais j'avais un oral à passer pour l'admission et j'étais hospitalisée cette semaine là, donc je n'ai pas pu partir à Nice.
Annulation de mon dossier car de toute façon même si je l'avais réussi, je n'aurais pas pu intégrer l'école vu mon état lamentable et mon trou dans la jambe.
Je suis extrêmement déçue, c'est une chance inespérée que mon dossier ait été accepté pour une reconversion, et une année rémunérée par l'organisme plus la prise en charge du prix de l'école qui est énorme.
Je peux reporter mon projet à l'année prochaine mais ce n'est pas dans mes intentions. Je n'ai aucune visibilité sur ce que sera ma vie dans un an et je serai trop âgée pour trouver du travail après l'année de scolarité. Mon corps est très fatigué et c'est quelque chose que je ne peux pas changer. J'ai encore le moral en baisse mais je réfléchis quand même. J'ai tellement envie de quitter Paris, cette ville que je me suis mise à détester.
J'appelle encore le Fongécif et j'apprends que je peux différer ma demande d'un mois et demi maximum sinon mon dossier est considéré comme annulé.
Il n'y a pas de rentrée scolaire un mois et demi après.
Seule solution essayer de trouver une formation qui commence un mois et demi après dans le sud de la France. Pas évident, il faut que la formation dure une année et je cherche sans trouver.
Finalement, à force de chercher je trouve la seule formation d'une année, à Nice et qui commence fin octobre.
Cela ne coûte rien d'essayer. De toute façon, je dois refaire totalement un autre dossier pour le Fongécif et recommencer à 0, c'est à dire redéfendre mon projet, et attendre que la commission paritaire se réunisse pour décider de l'acceptation ou non.
En plus ça fait très court dans les délais.
Qui n'essaie rien n'a rien comme on dit.
Allez je me lance, ce n'est qu'un dossier.
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| samedi 27 septembre 2008, a 07:42 |
| Je refais surface |
Il y a longtemps que je ne suis plus revenu écrire, le moral était au plus bas, pourtant ma plaie se referme doucement. Je suis restée dans la profondeur de mes tourments sans avoir envie de communiquer ni écrire.
Je me sens fatiguée, usée, vieille, sans énergie et moche. C'est pour dire.
Pourtant je fais semblant tout le temps car on ne peut pas traîner sa peine en permanence et en public.
Faire semblant d'aller, je connais par coeur depuis un certain temps. Dans le monde actuel c'est indispensable pour ne pas être rejetée, il faut malheureusement faire bonne figure sinon c'est le rejet et je comprends. C'est fatiguant pour tout le monde quelqu'un qui va toujours mal et c'est désarmant. Les gens s'écartent petit à petit comme si vous étiez un monstre, plus de vie sociale et quelques amis désarmés qui doivent gérer leur propre vie.
Donc aux yeux du monde je dois aller bien, avec des hauts et des bas mais je dois faire bonne figure et je le fais.
Finalement ça aide peut-être aussi pour soi-même de se persuader que tout va bien en tout cas mieux.
Où elle est ma vie d'avant ou j'allais bien et où pourtant je me plaignais pour ci ou pour ça ? C'est une sacrée leçon car tant que c'est pas dramatique, il faut considérer que ça va.
J'avais mon corps et ma tête et tout pour agir et faire ce que je voulais, je n'en ai pas profité car les bobos m'encombraient.
Maintenant je fais la différence et je dis qu'il faut foncer tant qu'on peut et ne pas s'enliser dans une vie qui ne convient pas.
Agir, se défendre, se battre, en vouloir, mordre la vie, si j'avais su j'aurais refait le monde.
Et si c'était pas trop tard ?????
http://www.youtube.com/watch?v=vsnsylF6TLE |
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| dimanche 07 septembre 2008, a 15:03 |
| 15 jours après l'opération. Le 6 septembre 2008 |
15 jours après l'opération, la profondeur du trou a diminué et on peut voir le fond. Il y a toujours du pus et des glaires qui continuent à passer de l'intestin par le chemin de la greffe jusque la cuisse. Les abcès communiquent toujours. La douleur est la même c'est à dire brûlante et permanente malgré les anti douleurs.
L'infirmière est là, c'est elle qui fait la photo et la plaie a été bien nettoyée.
C'est vrai que j'ai le moral dans les chaussettes en ce moment mais c'est un passage j'espère. Il y a des hauts, des bas mais je ne vois pas d'amélioration. Si ça pouvait rester comme sur la photo ce serait le bonheur, le problème est qu'une heure après c'est rempli de pus, que ça coule partout et que les gonflements autour sont des abcès qui ne veulent pas s'arrêter, c'est décourageant. |
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| vendredi 29 août 2008, a 12:11 |
| Je découvre le problème. AOUT 2008 |
Je veux en avoir le coeur net, l'infirmière va arriver et je décide de commencer à enlever le pansement. J'avais raison, l'abcès est très gros et quand je soulève le bord du pansement l'abcès qui est déjà arrivé dans le trou passe par dessus le pansement et il y a du pus partout alors qu'hier matin il n'y avait rien. Cette douleur ne me trompe pas, je savais depuis cette nuit qu'un nouvel abcès s'était reformé en moins de 5 jours.
La photo ne représente que le haut du trou car je n'ai pas osé soulever plus le pansement. Et le reste est rempli par les compresses comme on peut le voir.
J'espère que mes photos pourront servir à des personnes faisant des recherches sur les abcès car elles représentent vraiment la réalité.
Vous vous rappelez la photo de l'article du 23 août un peu plus bas, le trou était bien propre, on en est bien loin quelques jours après !!!
Mais qu'est ce que je vais devenir, cette opération était sensée couper les abcès et un grand nettoyage avait été fait.
Là c'est pire que tout si des abcès se forment au fond du trou, j'ai vraiment peur et je n'ai plus du tout d'espoir car trop c'est trop, je ne peux plus lutter moralement. |
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| vendredi 29 août 2008, a 09:28 |
| J'ai peur |
Depuis hier j'ai de plus en plus mal et je ne comprends pas pourquoi. J'essaie d'être positive et je me dis que le temps va arranger ça. Hier soir j'avais un doute et aujourd'hui j'en suis sûre j'ai un gros abcès qui pousse au dessus du trou qu'il m'a fait, dans la pliure lèvre fesse.
Cette douleur caractéristique je sais la reconnaître et au toucher j'ai cette bosse très dure que je connais si bien.
J'ai peur, je suis en larmes et je me précipite pour vous l'écrire car j'ai besoin d'en parler, ma généraliste est absente jusque lundi, Sophie travaille et ne répond pas, pas de famille pour me soutenir, ma voisine dort encore car elle est à la retraite, je n'ai que vous.
Moi qui pensait qu'après tant de souffrances les abcès allaient se calmer et me laisser tranquille, c'est reparti.
On ne va quand même pas me couper la jambe, qu'est ce qui va encore m'arriver ?
J'en ai marre, j'ai laissé un message à mon chirurgien, je ne sais pas si je vais le joindre en tout cas je vais rappeler mais je sais que depuis la dernière fois il en a marre et ne sait plus quoi faire de moi. Je sens bien que je deviens un cas à part qui ne guérit jamais, j'ai toujours des trucs imprévus.
Quand je suis partie de l'hôpital, je lui ai demandé un rendez-vous post-opératoire et il m'a dit non vous qppellerez quand vous aurez un problème. J'ai insisté pour en avoir un et j'ai eu un rendez-vous le 8 septembre.
Maintenant je comprends mieux ce qu'il a voulu dire. Il a dû se dire que de toute façon je ferai bien un problème suffisamment tôt avant tout rv.
A chaque rendez-vous que j'ai avec lui depuis des mois, j'ai un problème avant et on l'annule, il a peut-être raison, il vaut mieux que j'appelle quand j'ai un problème car je n'ai que ça.
Je suis dans un état pas possible, cette fois je n'espère plus rien de ma guérison.
Heureusement que j'ai ce blog pour écrire mes terreurs.
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| lundi 25 août 2008, a 14:34 |
| Le travail !!!!! |
J'ai oublié de vous raconter ma reprise du travail mi juin.
J'étais encore en arrêt maladie et j'ai souhaité reprendre par anticipation. J'ai donc fait faire aux différents médecins une attestation de reprise anticipée pour être en règle avec la loi bien que mon état de santé (éclatements d'abcès, besoin de repos, douleurs) n'était pas mirobolant.
J'avais besoin d'avoir un salaire et de reprendre contact avec le monde du travail car je savais que j'étais détestée depuis ma longue absence.
Je me suis donc présentée le jour où je leur avais annoncé mon arrivée, mes collègues ont été indifférents mais comme d'habitude, mon responsable égal à lui-même mais rien de désagréable, j'avais connu pire.
J'ai demandé un rendez-vous avec mon directeur général pour faire le point et parce que j'avais besoin d'une signature de sa part pour différer de deux mois ma demande de congé individuel de formation qui, si le dossier était accepté commençait le 1er septembre et je savais que mon état ne le permettait pas.
J'ai donc trouvé une autre formation de reconversion qui commençait mi octobre.
Il a remis 2 fois le rendez-vous et quand enfin j'ai pu le rencontrer, à peine assise devant lui, il s'est mis à hurler, à m'insulter et à me dire des horreurs que je ne pouvais même pas imaginer.
Il m'a dit que j'étais vicieuse car je faisais exprès d'organiser les dates de mes opérations pour avoir des arrêts maladie à la suite, qu'il n'en avait rien à faire de mes problèmes et que ce n'était pas les siens.
Il a même dit que mon vice allait jusque avoir attendu d'avoir 3 ans d'ancienneté dans l'entreprise car je savais que mon fixe serait maintenu pendant 3 mois.
Oui j'ai sans doute fait exprès d'être victime d'une erreur médicale en calculant mon ancienneté, en plus on fait également exprès de se faire opérer et mutiler comme je le suis, juste pour ne pas travailler !
J'ai essayé de rester calme chose que je regrette avec du recul car il méritait des mots encore plus méchants, mais j'étais en pleurs et démolie moralement.
Il a continué ainsi pendant une heure, les yeux lui sortaient de la tête tellement il était haineux et plein de colère.
Je précise qu'il ne m'a pas donné un centime de sa poche pendant mon arrêt maladie car les indemnités journalières étant calculées sur les derniers mois de travail, j'ai eu par la sécu le montant de mon fixe qui n'est pas élevé sans qu'il ait à mettre la main à son porte monnaie.
De plus selon ma convention collective, au bout de 3 mois il ne s'occupe même plus de mon cas puisque je ne perçois plus que ce que veut bien me donner la sécu c'est à dire pas grand chose et directement par l'organisme.
J'ai connu beaucoup de méchanceté dans ma vie car j'ai fait de mauvaises rencontres, mais à ce point je ne pensais pas que c'était possible.
Je suis une personne gentille, qui ne souhaite jamais de mal à personne mais je peux vous assurer que je lui souhaite pour la première fois de ma vie tout le malheur du monde. La déchéance dans ses finances très florissantes à ce jour, et surtout la maladie, qu'il sache un jour que l'on peut souffrir, lui qui est né avec une cuillère en or dans son berceau.
Oui j'ose le dire et l'écrire, je lui souhaite la MALADIE et je n'ai pas honte, je le suivrai toujours de loin et j'aurai plaisir ce jour là à décrocher mon téléphone pour lui dire "pourquoi tu fais exprès d'être malade, pour ne pas travailler ?"
Il m'a dit des choses que je ne peux même pas répéter tellement c'était insensé, je ne sais même pas s'il en est conscient car pour moi c'est impossible de sortir des bêtises pareilles. Je me demande s'il s'est entendu ce jour là.
Pourquoi tant de haine alors qu'il m'a de suite remplacée et que je ne lui coûte rien en salaire.
Je ne vous raconte pas comment j'ai terminé le mois et comment j'ai travaillé comme si de rien n'était, au mois de juillet car fin juillet je suis retombée en arrêt maladie car d'autres abcès apparaissaient les uns après les autres et j'ai encore eu un éclatement assez violent. La suite vous la connaissez puisque je sors d'une opération somme toute pas très impressionnante mais exprêmement douloureuse et handicapante.
Mon premier directeur m'a quand même glissé l'air de rien et avec le sourire que je ne servais à rien et que vu mon état je devrais me remettre en arrêt maladie et rentrer chez moi ! Sympa !
Pourtant j'ai rempli mon contrat d'assistante commerciale dans sa totalité, j'ai suivi toutes les affaires de l'agence, mon travail a été fait même les jours où la souffrance était très élevée, j'ai même réussi à faire des locations proches de l'agence car marcher était pour moi difficile, bref, je n'ai failli à rien et j'ai bien fait mon travail malgré l'indifférence de tout le monde.
Franchement c'est la première fois que je hais quelqu'un et pourtant on m'a fait du mal. Même le chirurgien qui m'a fait ça, je n'arrive pas à le haîr, c'est pour dire.
Ses mots ont été cruels et j'ai été malade et en pleurs des jours entiers tout en travaillant et en me cachant et je le tiens responsable de l'état psychologique dans lequel j'ai été les semaines qui ont suivies.
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| samedi 23 août 2008, a 22:32 |
| Quand faut y aller. AOUT 2008 |
Fallait y aller et j'y suis allé, j'en suis même revenu. Mon séjour à l'hôpital aura duré presque une semaine, je ne peux plus m'asseoir, je suis sur une patte mais vivante. Encore une surprise, j'ai un énorme trou dans la cuisse maintenant, un des abcès a été enlevé complètement je pense car on ne m'a pas expliqué grand chose. Ils sont vraiment avares au niveau des explications !!!!!
L'infirmière du quartier doit venir tous les jours pendant au moins 30 jours à mon domicile pour désinfecter le fond du trou et le remplir de mèches cicatrisantes.
Je m'attendais à tout sauf à ça, la photo que je vous transmets dans le paragraphe précédent est vraiment gore et là je peux vous l'annoncer à l'avance !!!! Il y a bien sûre toujours pire.
Les photos peuvent servir à des personnes qui vont subir cela un jour et puis moi je garde une trace de mon évolution si un jour je m'en sors.
Puis au moins vous me croyez parce que franchement !
Ce n'est plus un trou de balle de carabine, c'est un morceau de cuisse en moins !
Je ne sais même pas ce que c'est, donc je dois garder une trace de ce qu'on m'a fait.
Le pire c'est que les abcès peuvent continuer et là qu'est ce que je fais ? Je me coupe la jambe ? Je me demande franchement si c'est normal.
Un peu d'explications messieurs les chirurgiens seraient bienvenues car vous avez le savoir, mais nous ne sommes que des patients et on est en droit de se poser des questions.
J'ai un gros trou béant qui est douloureux, qui pour l'instant m'empêche de marcher et donc de travailler. Je vais percevoir 434 euros ce mois ci comme indemnités journalières car mon salaire n'est plus maintenu. Comment je vais vivre si je ne peux pas reprendre rapidement le travail ? Tout cela devient dramatique.
Je suis quand même heureuse car la faute médicale a été reconnu et l'hôpital reconnaît sa culpabilité. Le chirurgien ne l'a jamais nié et m'avait assuré qu'il serait honnête, peut-être l'a t-il été, je le pense.
Etre enfin reconnu victime c'est un soulagement dans le malheur, c'est être crû par tous ceux qui doutent, même l'infirmière tout à l'heure. La tête qu'elle a fait quand je lui ai demandé de prendre une photo !!!!!!!!
Maintenant je peux prouver que je suis victime et c'est beaucoup.
Battez-vous ! Battez-vous contre les injustices pour faire reconnaître vos droits, c'est tout ce que je peux dire car ne pas être pris au sérieux, et pire, pour une folle c'est terrible.
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| samedi 23 août 2008, a 22:29 |
| La photo gore de ma dernière opération (il s'agit toujours de la cuisse). AOUT 2008 |
Ma pauvre cuisse béante et déformée, ma douleur à vif. Ma 8ème opération. |
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| dimanche 17 août 2008, a 08:30 |
| Pharaonne ma fidèle lectrice a dit que ...... |
L'article suivant était gore et planant à la fois et qu'elle avait quand même bien ri. (vous pouvez voir son commentaire).
Je précise que Pharaonne est adorable et qu'elle est toujours là pour me soutenir et m'encourager.
J'aprouve que ma situation actuelle est gore, mon corps en général car il y a aussi toute la partie intime qui a été ouverte en deux et le trou permanent dans le périnée, tout ça je n'en parle pas car c'est quand même très intime et je ne veux pas tomber dans l'indécent, quoi que ça l'est peut-être déjà ... Oui c'est gore parfois, surtout les photos (mais j'imagine que sans photo c'est difficile à imaginer), mon corps me fait peur, c'est ignoble, je vous passe aussi les trous dans la paroi recto vaginale pour ceux qui ont suivi depuis le début.
Mais le corps a des ressources incroyables, il se remet à une vitesse !
La cicatrice est moins moche, le trou se rebouche tout seul.
En tout cas habillée, rien ne paraît, personne n'imaginerait.
La photo de mon intestin dans l'article "la chose" est pas mal non plus quoique je vous avoue qu'en quelques mois il est devenu beaucoup plus mignon !!!!! Je vous mettrai une petite photo un de ces jours (une petite horreur de plus). J'aurais dû appeler ce blog "le blog des petites horreurs".
Elle a raison Pharaonne, mais c'est ma vie de tous les jours et je crois que c'est pas banal ce qui m'arrive, et puis pour l'instant, je ne suis pas encore dépressive comme j'en avais peur, je tiens le coup, je pleure beaucoup mais pas longtemps, je suis assez seule pour gérer tout ça car je n'ai pas de famille pour me réfugier quand ça fait trop mal.
Alors je pleure comme je ris (ça doit être nerveux) ou alors c'est que je deviens folle, mais on ne me l'a pas encore dit ! C'est vrai qu'il y a des épisodes dans tout ça, avec du recul, je me dis que ce n'est pas possible et qu'il vaut mieux en rire (mais seulement avec du recul) car sur le coup je ne ris pas du tout mais pas du tout.
J'essaie d'y mettre un peu d'humour car c'est dans mon caractère, j'aime rire de tout et de rien et je me moque de moi assez facilement, heureusement. De toute façon quand des choses aussi incroyables vous arrivent, il y a deux solutions, soit on tombe gravement en dépression soit, et c'est mon cas, on le vit mal et on attend la suite car quoi faire ? Il n'y a rien que je puisse faire sinon je l'aurais déjà fait, à part laisser passer la vie.
Ah si une voyante pouvait me dire ce que je serai dans un an !!!!!
Y a t-il une voyante qui me lit ???????
C'était pour toi Pharaonne, je ne suis pas du tout froissée, tu m'as même fait rire et je suis d'accord avec toi. Mais bon il faut avouer que ce serait dommage de garder tout ça pour moi, alors je partage !!!!!!!!!!!!!
Dis, t'as vu comme t'es belle sur la photo ? ça change de mes photos habituelles !!!!!!!!! |
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| samedi 16 août 2008, a 21:13 |
| Mon explosion en photo, ne regardez pas si vous êtes sensible ! Je précise que c'est juste une jambe ... |
Mon 5ème gros abcès est en train de mûrir. Le revoilà comme un ballon qui gonfle un peu plus chaque jour placé toujours au même endroit, en haut de la cicatrice de ma jambe, il est très douloureux et commence à devenir rouge et chaud. Comme d'habitude j'attendrai le dernier moment pour appeler mon chirurgien car je sais que ça se termine sur une table d'opération.
Manque de chance il est absent 3 jours car il donne des cours et me dit d'aller voir une femme chirurgien qui travaille avec lui et a déjà assisté à mes opérations. J'appelle l'hôpital et la secrétaire me dit après l'avoir consultée qu'elle est "complet" et qu'aujourd'hui elle souhaite partir tôt. On me dit de me présenter le lendemain et qu'il y aura bien quelqu'un pour me recevoir.
Tant mieux, ça me donne une occasion pour ne pas y aller et je crois qu'elle n'a pas plus que ça envie de prendre le relai.
Le lendemain je n'ai pas envie d'y aller et je rappelle la secrétaire pour lui dire que je ne viendrai pas, adviendra ce qui adviendra !!!!!
Je n'ai pas envie de toute façon de me refaire opérer, une fois tous les 15 jours, j'en ai marre. S'il m'arrive une catastrophe, j'appellerai les pompiers ou le samu. J'en ai marre marre marre.
J'ai donné ma clef à ma voisine et je garde le téléphone près de mon lit car on m'a dit que je pouvais avoir une forte fièvre et qu'il faudrait que j'aille de suite à l'hôpital. Je ne suis pas rassurée du tout mais on verra.
L'abcès continue de gonfler et je vois en quelques minutes qu'il se nécrose et que le bout devient noir (photo), il change de forme et de couleur, j'appelle ma voisine au téléphone en lui demandant de venir car je sens une catastrophe et ça me fait peur. Celle-ci arrive de suite et j'ai préparé une grande serviette sur laquelle je compte m'allonger. A peine le temps de lui dire que mon abcès éclate comme un bouchon de champagne, j'ai du pu et du sang sur l'autre jambe et jusqu'au mur. Je saute comme je peux sur ma serviette, m'allonge et attends qu'il se vide comme me l'avait expliqué le généraliste quand je lui avais posé la question.
Il est 22h et tout va très vite.
Je me vide de ce gros ballon, c'est fou ce qu'il y avait dedans, je vous passe les détails. Ma voisine manque de tourner de l'oeil (non surtout pas ce n'est pas le moment) et après elle s'habitue et tourne la serviette pour que je me vide à différents endroits.
La douleur intense et pulsative que j'avais depuis plusieurs jours s'arrête, ma cuisse est dégonflée, j'ai un gros trou (photo 2) car la cicatrice a explosé et j'ai l'impression de voir l'intérieur, quelle horreur. Je pourrais dire que j'ai reçu une balle de carabine dans la cuisse, tout le monde me croirait. Je suis soulagée finalement, juste le trou me fait mal car c'est une déchirure de la peau mais bon !
Je désinfecte tout ça avec de la bétadine, je suis toute jaune et je mets un pansement.
On finira par un fou rire avec ma voisine qui n'en revient pas et qui me dit qu'elle a l'impression d'avoir assisté à l'accouchement d'un extra terrestre ! Que je ne suis vraiment pas comme tout le monde, et qu'elle ne regrette pas de m'avoir connu ! On s'est connu en effet un jour où je me trainais dans les couloirs de l'immeuble (faut bien aller vidre les poubelles même quand ça va pas du tout) , je ne pouvais plus marcher et j'étais blanche comme un linge. On a discuté car elle m'a demandé si j'allais bien et l'amitié a commencé ce jour là, grâce à cette maladie finalement, avant on se disait juste bonjour dans l'ascenseur. Comme quoi !
Ce jour là j'étais tellement livide que j'ai fait peur à une autre personne de l'immeuble qui est venu vers moi spontanément. J'ai fait 2 connaissances le même jour. Cette deuxième personne est très croyante et chaque fois que je la croise (pas souvent) elle me dit qu'elle fait des prières pour moi et ça me fait chaud au coeur.
Bon ben j'ai évité une opération, ma jambe est redevenu plate, j'ai juste un gros trou qui continue à se vider non stop, au moins pendant que ça se vide, ça ne reste pas à l'intérieur. J'ai mal évidemment mais bien moins qu'avant que ça éclate. Ce n'est pas très hygiénique, je pourrais attraper 50 microbes dans ce trou mais je n'attraperai rien ce jour là.
Je vois mon chirurgien le surlendemain qui est revenu. Pas étonné plus que ça, il est toujours aussi calme, il appuie et ça continue à sortir, le trou est moins gros, il a l'air de trouver ça assez normal et moi je suis contente, j'ai échappé à une opération.
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| samedi 16 août 2008, a 08:27 |
| MERCI ... |
MERCI à toutes les personnes qui m'envoient des encouragements. Vous ne pouvez pas savoir le bien que ça fait. Cela fera 1 an au mois de septembre que tout à commencé et cette année, je ne l'oublierai jamais. Il y a 10 fois plus grave que moi bien sûre, j'en suis consciente. Physiquement et émotionnellement c'est dur, écrire un blog ne me serait jamais venu à l'idée avant, j'avoue que c'est libérateur d'écrire ses émotions et vous êtes là avec moi et c'est génial. Je ne suis qu'au commencement de ma douleur j'imagine, mais que faire d'autre que attendre ? Car je ne décide pas de grand chose dans cette histoire et je me demande tous les jours comment sera demain. Encore MERCI à vous. |
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| mercredi 13 août 2008, a 08:41 |
| Il y avait une chance sur deux |
Et je ne fais pas partie des chanceuses ! Je m'en apercevrai bien vite car deux semaines après ma sortie de l'hôpital, toutes les glaires intestinales continuent de passer par le vagin, donc j'ai compris, il y a forcément un trou dans la greffe.
Je multiplie les abcès en rentrant à la maison et pendant les deux mois qui suivent, je suis pratiquement tous les 15 jours à l'hôpital pour me faire opérer de nouveau tellement les abcès sont gros et douloureux, toujours au même endroit en haut de la cuisse et entre les jambes.
Je n'en peux plus ! Mon corps est fatigué, je suis tombée à 44kg au fur et à mesure des opérations alors que j'en fais 50. Heureusement à chaque fois que je rentre chez moi, je les récupère car tout ça ne me coupe pas l'apétit. Au contraire j'en deviendrais presque boulimique. Enfin ce n'est qu'un détail. Je dors toute la journée, même la nuit, je suis tellement fatiguée. Je n'en peux plus des opérations coup sur coup. Dès que je suis opérée, un nouvel abcès apparaît, c'est hallucinant.
Je demandrai à de nombreux médecins, on ne peux rien faire pour arrêter les abcès, ça doit s'arrêter tout seul. Moi je sais que ça ne s'arrêtera jamais, je le sens.
Je me serai faite opérer 6 fois en deux mois. Je ne veux plus me faire opérer, j'angoisse de plus en plus et c'est un cauchemar. Au lieu de m'habituer, je n'arrive plus à me contrôler, c'est la panique totale dès que je dois aller à l'hôpital.
Je suis tellement fatiguée.
Même le week end du 1er mai, je suis admise d'urgence car un nouvel abcès est encore apparu, tellement gros, violet, douloureux qui bat à 100 à l'heure, je ne peux plus marcher. J'aurai attendu le dernier moment pour admettre qu'il faut de nouveau l'opérer.
Un week end du premier mai, ma terreur des jours fériés, manque de personnel dans les hôpitaux ... j'ai toujours aussi peur et il n'y a personne autour de moi, je prendrai ma petite valise et ferai le trajet en métro. J'ai l'impression d'être une pauvre fille et j'en pleure dans le métro, je passe en plus pour une folle, tout le monde me regarde mais c'est plus fort que moi, c'est dur de partir toute seule à l'hôpital avec sa valise en carton. J'ai une image de moi épouvantable.
Le diagnostic est clairement établi, un gros trou se reforme dans ma greffe et c'est bel et bien raté.
On essaiera lors d'une opération juste après la greffe de faire un "encollage" c'est à dire appliquer de la colle chirurgicale pour essayer de boucher le trou, cette colle tombera par le vagin trois jours après; encore raté, mais j'apprendrai que c'est une technique qui rate la plupart du temps mais on aura essayé.
Le trou s'agrandit de plus en plus au fil des semaines et j'en suis au même point qu'avant la greffe, la souffrance en plus et complètement mutilée, je ne sais plus comment je suis faite, j'ai été ouverte de partout et les douleurs sont très fortes même si me dit-on elles ne le devraient pas.
Je ne peux toujours pas m'asseoir, ça me brûle, même ma jambe, des petits nerfs ont été sectioné lors de l'ouverture et j'ai sans arrêt des petits coups d'électricité fort désagréables.
Si je ne l'avais pas fait je l'aurais regretté je pense car ça pouvait réussir, mais je me dis que toute cette souffrance pour rien et 6 opérations, quel gâchis.
J'en suis à me demander si je n'aurais pas dû suivre l'autre chirurgien qui voulait directement m'enlever le rectum, peut-être qu'à l'heure actuelle je serais tranquille ou pire, comment peut-on savoir ?
C'est tellement difficile, l'un dit blanc, l'autre dit noir, et il faut faire un choix. Je sens que je vais finir par y arriver à cette opération qui me fait tellement peur et qui est si mutilante mais avec combien de souffrances au milieu ?
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| mardi 12 août 2008, a 11:10 |
| Je continue d'espérer |
Et mes projets dans tout ça ? Tout a raté à cause de cette foutue catastrophe qui m'est arrivée mais si je n'ai plus d'espoir je n'ai plus de vie. Je décide donc de reprendre mes projets en main et de faire comme si rien ne m'était arrivé car il faut que j'y crois sinon qui le fera à ma place ?
Je vais demander un congé individuel de formation, ce à quoi mon employeur ne peut pas s'opposer vu que j'ai l'ancienneté nécessaire et que c'est un droit du salarié.
Il faut que je monte un dossier solide auprès du Fongécif avec une lettre de motivation pour une reconversion dans une autre région, toujours à l'autre bout de la France comme c'était prévu dans ma tête depuis si longtemps.
Etant donné que je ne suis plus la bienvenue dans ma société et qu'on m'a fait comprendre qu'effectivement ce serait bien que je parte, ça tombe bien, une reconversion à mon âge, c'est pas idiot et ça me permettrait de quitter mon job et ma région tout en gardant un salaire pendant le temps de la formation payé par le Fongécif si mon dossier est accepté. Ce n'est pas évident mais il faut essayer.
Je ne souhaite pas tout quitter pour espérer que tous mes problèmes disparaissent, je ne rêve pas et je ne fuis pas. C'est un projet que j'ai, et comme on dit, il vaut mieux pleurer dans une rolls plutôt que dans le métro. Moi j'ai envie de vivre dans cette région depuis 6 ans et je préfère être malade et malheureuse au bord de la mer et au soleil plutôt qu'à Paris où plus rien ne me retient plus.
Au point où j'en suis, si je n'ai plus de rêves, je n'ai plus d'espoir et l'espoir fait vivre.
Je décide donc de monter mon dossier et je le fais parvenir au Fongécif. J'aurai une réponse dans deux ou trois mois, il faut que mon dossier passe devant un jury et je verrai bien. Mais si ça marche, c'est un an de salaire pendant le temps de ma formation dans la région que j'ai choisi et ça me donne le temps de m'installer. Car sans salaire il m'est impossible dans l'état actuel des choses de partir, je n'ai pas de cagnotte donc pas de possibilité de le faire.
Maintenant je croise les doigts pour que ma santé s'améliore d'ici le début de la formation le 1er septembre 2008 si la réponse s'avérait être positive car sinon adieu mes projets. |
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| dimanche 10 août 2008, a 10:41 |
| Mon séjour à l'hôpital après la greffe |
Et hop une petite photo comme d'habitude pour vous mettre en appétit !!
Moi qui déteste qu'on me prenne en photo, j'ai décidé depuis ce qui m'est arrivé de photographier chaque étape de mes opérations, je le fais moi-même avec mon petit numérique, c'est pas évident, je vise dans le miroir, vous allez penser que je suis folle mais peut-être qu'un jour tout cela s'appellera "SOUVENIRS" et non "MON PRESENT".
C'est en tout cas mon rêve le plus cher actuellement.
Alors je vous présente l'arrière de ma cuisse toute sèche et toute flétrie comme une vieille pomme, ouverte du genou jusqu'en haut. Ce ne sont pas des petits trous mais une ouverture de haut en bas car paraît-il le muscle était très tendu (serais-je musclée à ce point ?) et donc difficile à déloger. Quand je pense que maintenant je l'ai entre les jambes et qu'il me sert de paroi recto vaginale ! En tout cas cette cicatrice à moitié recousue à mon goût car il y a des trous entre les fils et j'ai l'impression de voir à travers ma jambe, je ne pensais pas qu'elle serait si imposante et pas droite. J'ai l'impression que ça va être très moche mais l'avenir le dira, peut-être que je me trompe.
Je vous passe les détails de l'entre jambe car j'ai été ouverte de partout et je suis recousue en conséquence. Les fils me piquent et c'est une zone fragile et douloureuse. Je ne m'attendais pas à tout ça mais bon.
2 jours après, j'ai un hématome en haut de la cuisse qui a été ouverte, il est gros, douloureux et violacé, on m'annonce que je dois redescendre au bloc pour l'opérer et l'enlever. Je suis ravie. Problème post-opératoire ! Et c'est reparti pour un tour.
Je me réveille dans cette salle de réveil que je commence à connaître et j'y reste longtemps, on ne veut pas me remonter dans ma chambre. Que se passe t-il ? Une infirmière me dit que j'ai une infection et prononce le mot "septicémie", je ne sais pas trop ce que c'est mais je ne pense pas que ce soit génial. Une fois enfin remontée dans ma chambre, je crois être tranquille. Le lendemain je sens la fièvre qui monte et je demande à une aide-soignante de prendre ma température dans l'après midi, ce à quoi elle répondra "pour quoi faire". Je sens que j'ai de la fièvre je ne suis pas stupide. J'ai en effet 38,2° et on me dit que ce n'est pas de la fièvre. A l'hôpital j'ai toujours moins de 37° donc je sens que ce n'est pas normal, mais le patient a toujours tort puisque les soignants savent tout ! C'est exaspérant. Je les respecte profondément mais il est évident que le patient n'est pas assez écouté en tout cas dans le service où je suis. A mon âge, je sais à partir de combien ma température est anormale.
Dans la nuit, je me réveille et j'ai l'impression de brûler. Pour une fois j'actionne la sonnette et on me prend ma température qui est montée à 40°. On me bourre de paracétamol par perfusion. Je me sens mal mal mal. On m'annoncera que j'ai une infection le lendemain et on me fait une prise de sang 2 fois par jour à tel point que maintenant je n'ai plus de sang pour remplir la seringue, j'ignore pourquoi mais c'est comme ça et on me pique un peu partout pour en obtenir. Ma phobie des aiguilles au secours !
Ma fièvre redescendra quelques jours plus tard avec des antibiotiques 3 fois par jour et des perfusions.
J'ai une grosseur en haut de la cuisse près de la cicatrice et cette fois c'est un abcès qui grossit d'une manière spectaculaire.
Il faut le "mettre à plat" donc opérer ! Et c'est reparti pour le bloc et l'anesthésie. Je vais devenir folle si ça continue.
Je suis en train de faire tous les problèmes possible post-opératoires. Ce n'est la faute de personne, c'est mon corps qui a décidé de faire des complications.
J'en ai marre. 3 anesthésies en 15 jours, je suis ko. Mon corps n'en peut plus, je suis exténuée.
Quand viendra enfin le temps de rentrer chez moi, je suis incapable de m'habiller, je n'ai fait aucun effort pendant mon séjour, je n'ai même pas essayé de marcher dans le couloir, je m'en veux un peu car je n'ai plus de force. Je suis juste allé de mon lit au lavabo pour me laver et je ne me rendais pas compte à quel point les gestes de tous les jours sont compliqués.
Quand je verrai le rapport d'opération je lirai qu'en fait j'ai fait une "infection nosocomiale", expression qui fait toujours très peur mais qui chez moi a été guérie en quelques jours et non une septicémie comme dit en salle de réveil.
J'ai maintenant une chance sur deux que ma greffe ait réussi.
Ferais-je partie des gagnantes ?? |
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| vendredi 08 août 2008, a 08:12 |
| La greffe. MARS 2008 |
Nous y voilà, 3 jours ça passe vite. Angoisse comme toujours et je vais me retrouver dans ce service qui m'a tant effrayé la première fois. Par contre, les choses sont différentes, je ne revois pas l'infirmière ni l'aide soignante qui avaient fermé ma fenêtre à clé, je ne les reverrai jamais dans ce service d'ailleurs.
Préparations habituelles avant opération, dîner léger, nuit blanche malgré un somnifère et attente interminable des brancardiers. Que le temps semble long lorsqu'on est pétrifié et qu'on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé.
Je demande un calmant mais je suis de plus en plus nerveuse et ça ne me calme pas du tout. Pourquoi personne ne comprend que je ne suis pas réceptive aux calmants et que sans une dose massive, je reste sur les nerfs. Personne ne comprendra jamais ni ne me croira ni là ni ailleurs car c'est très rare quelqu'un qui réagit très difficilement aux anti douleurs et calmants.
Voilà les brancardiers et je refais ce chemin interminable dans les sous-sols lugubres de l'hôpital.
J'admire les gens qui descendent au bloc très calmement sans état d'âme, oui j'en connais, ça existe, heureusement qu'il y en a beaucoup d'ailleurs. Moi bien sûre, j'ai envie de pleurer, j'ai l'impression que je ne vais pas me réveiller.
La perfusion pour l'anesthésie me fait mal mais je suis vite endormie.
Je me réveille en salle de réveil, par contre, je suis toujours immédiatement lucide dès que j'ouvre les yeux. On m'apprend que j'ai les jambes bandées l'une contre l'autre comme une momie. Je n'ai pas eu le temps de m'en rendre compte car je ne bouge pas, je reste immobile car avec tous ces fils auxquels je suis reliée, je préfère m'abstenir de bouger. Je ne ressens pas vraiment de grosses douleurs pour l'instant, juste un mal-être, une sorte de mal partout. C'est plus la perfusion qui me pique car j'ai beaucoup de mal avec les aiguilles. Vivement qu'on me remonte dans ma chambre, je n'ai que cette envie.
J'entends mes voisins d'infortune sur leur chariot qui ont un réveil plus difficile que moi, qui gémissent, ceux qui crient, je tourne la tête et je vois des gens avec des tuyaux partout, c'est bien pire que moi.
Le moment est venu de remonter dans ma chambre et je refais le chemin inverse.
Bon ben voilà au moins c'est fait il n'y a plus qu'à attendre la suite.
Pas le droit de boire ni de manger comme d'habitude, vivement demain.
Il paraît que ça s'est bien passé, j'ai quand même beaucoup d'espoir.
J'ai une sonde urinaire, chose que je ne connaissais pas, mais qu'est ce que c'est pratique quand on a les jambes bandées, des couches culottes américaines commes ils appellent ça et du sang partout. C'est idiot ce que je vais dire mais c'est top de ne jamais avoir envie de faire pipi, la vessie se vide toute seule, faut bien que je trouve quelque chose de positif.
Vive la sonde urinaire !!!!!!!
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| mercredi 06 août 2008, a 21:09 |
| Retour vers cet hôpital qui m'a mutilée |
Je le connais par coeur ce trajet, le métro, les stations qui défilent et hop, je descends comme un automate et je refais le trajet de la peur. Heureusement, ma fidèle amie Sophie a tout fait pour se rendre disponible et m'accompagner, je la rejoins devant l'hôpital que j'ai l'impression de connaître par coeur et je suis très angoissée surtout lorsque j'arrive à la porte de son bureau et que je sais que je vais le revoir. Je me sens vraiment très mal.
Il me reçoit très vite, je retrouve le docteur Z comme je l'ai quitté.
Il n'hésite pas à redire devant elle qu'il a fait une grosse erreur, au moins il prend ses responsabilités bien qu'il doit se douter qu'elle est au courant, je ne pensais pas que ce serait sa première phrase.
Effectivement, il connaît bien son domaine et m'explique calmement et précisément toutes les techniques possibles dans le cas d'une fistule recto vaginale. Il fait des dessins à chaque fois, répond à nos questions, je ne dirai pas que cela me rassure, loin de là, mais j'arrive au moins à retenir mes émotions et à rester correct devant lui sans pleurnicher quand l'émotion me submerge.
Les trous sont tellement gros maintenant que toutes les techniques de base sont inutiles, il reste cependant au moins une alternative qui est une greffe appelée graciloplastie.
Il s'agit de retirer le muscle gracilis qui se trouve à l'arrière de la jambe gauche du genou à la cuisse, et (je résume), de le greffer entre le rectum et le vagin en laissant la base du muscle attachée en haut de la cuisse pour une histoire d'irrigation. Ce que je vous raconte est un résumé de cette technique en réalité plus complexe que cela.
Il est contre l'ablation du rectum car dit-il, c'est la dernière chose qui reste à faire quand tout le reste a échoué. La graciloplastie est une opération quand même lourde mais moins qu'une ablation.
Il me précise que de toute façon quoi qu'on fasse il y a 50% de réussite.
Ferai-je partie des chanceuses ?
Quoi qu'il en soit je préfère cette greffe à une ablation du rectum qui est pour moi une mutilation totale.
Il essaiera d'enlever le muscle en faisant des trous ou en ouvrant la jambe selon le cas.
J'apprendrai par la suite que tous les chirurgiens connaissent cette technique, qu'elle est rarement pratiquée et proposée car délicate à réaliser. On la réalise plus souvent pour des problèmes d'incontinence. Il est le seul à me proposer cette technique et j'en ai marre de réfléchir, je veux qu'on me répare, ça fait 4 mois que je porte cette poche avec mon intestin à l'intérieur et je voudrais retrouver une vie normale si possible.
Je dis ok, avec le consentement de Sophie qui me rassure et je décide de me faire opérer dans 3 jours, le jour où je devais pratiquer l'autre intervention d'ailleurs. Il me promet une chambre individuelle car maintenant dans les hôpitaux, on ne peut plus décider, cela dépend du planning du jour où on arrive.
Nous avons quand même parlé pendant plus d'une heure, je crois que j'ai compris ce qu'on allait me faire, je vais tenter de toute façon mais faire ça par le chirurgien responsable de tous mes ennuis m'embête beaucoup, retourner dans cet hôpital où je ne sais pourquoi on m'a si mal traitée, c'est ma tête qui se met à angoisser très fort.
Je ne sais pas pourquoi mais j'ai envie d'en finir et de toute façon, il faut faire quelque chose, je n'ai pas vraiment le choix, je me dis que ça peut réussir, SI J'AVAIS SU .......................
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| mercredi 30 juillet 2008, a 17:01 |
| Tout va très vite |
Je vais au rendez-vous d'anesthésie et je tombe sur une femme qui a le temps de me parler et qui m'explique que c'est une opération très lourde qui nécessite au réveil une pompe à morphine pendant quelques jours, qu'il y a une rééducation pendant un an après l'intervention, qu'il peut y avoir des séquelles mais en générale ça se passe bien me dit-elle pour me rassurer, bref, ce n'est pas rien. Je n'imaginais pas tout ça, il aurait quand même pu m'en parler ! Depuis ce jour je demanderai beaucoup plus d'explications mais les soignants ont tous tendance à minimiser les choses, certainement pour ne pas inquiéter le patient j'imagine ou parce qu'ils sont habitués à tout cela.
Il faut faire vite, tout se bouscule dans ma tête, j'en parle autour de moi, à des gens qui en parlent à leur médecin, j'appelle ma généraliste et je consulte le médecin traitant de ma voisine et amie, tout le monde hallucine et me dit que c'est de la folie. Je ne comprends plus rien et surtout j'ai peur. Ce qui ressort de tout ça c'est qu'après on n'est plus jamais comme avant.
Ma généraliste est celle qui se sent la plus concernée et elle me dit qu'il faut appeler le premier chirurgien, celui qui est à la base de tous ces problèmes pour lui demander son avis car c'est vrai que tous les médecins le connaissent et qu'il a une très bonne réputation au niveau de son travail et de ses compétences. Elle me dit que vu ce qu'il m'a fait il est le seul à avoir un devoir de réparation envers moi et que les autres ne font qu'essayer de réparer l'erreur d'un confrère. Moi, il est clair que je ne veux plus avoir à faire avec lui, que je ne veux plus lui parler ni même qu'il me touche !
Elle me propose donc de l'appeler pour lui parler et lui donner tout simplement de mes nouvelles et lui dire où j'en suis. Cela ne coûte rien me dit-elle. Je pense plutôt qu'il n'en a rien à faire de moi et qu'il est débarrassé de ce problème. Elle pense que son avis serait quand même important avant de foncer dans cette opération périlleuse.
Je la laisse donc le joindre et cette dernière me rappelle pour me dire le résultat de cette conversation. Il paraît qu'il était assez content de savoir ce que j'étais devenu (plutôt de la curiosité j'imagine). Il trouve que l'ablation du rectum est une opération qui effectivement peut être proposée en dernier recours mais qu'il y a des choses à tenter avant car il existe plusieurs techniques intermédiaires. Il propose que je l'appelle quand je veux si je le souhaite et qu'il est prêt à m'expliquer tout cela lors d'un rendez-vous.
Je ne suis pas très chaude, je n'ai pas envie de lui parler ni de le voir mais j'aimerais quand même savoir ce qu'il a à proposer. J'attendrai donc plusieurs heures avant de décrocher mon téléphone et d'oser l'appeler le cœur battant la chamade. Je le hais pour ce qu'il m'a fait et je suis toujours persuadée qu'il n'était pas présent ce jour là et que c'est l'interne qui a fait une grosse bourde. Je ne saurai jamais c'est mon problème car ma tête ne s'arrête jamais de penser. J'ai beau ressasser en permanence, sur le rapport d'opération il est écrit que c'est lui qui a opéré mais je ne peux pas le croire, l'examen était tellement posé clairement dans son bureau quelques jours avant, il avait bien compris que c'était un simple examen ! Je me demande même s'ils ne se sont pas trompés de patiente ou si l'interne italien parlant 3 mots de français et qui figure aussi sur le rapport opératoire donc il a bien participé à l'intervention, a compris pourquoi j'étais là. J'avais trouvé ce jour là qu'il y avait bien du monde dans cette salle d'opération pour un simple examen, ce n'est pas normal, ou alors j'ai servi de cobaye pour un groupe d'étudiants ? Rien que d'y penser j'ai la chair de poule.
Je compose enfin le numéro de l'hôpital, j'arrive à joindre sa secrétaire qui me dit qu'elle va me le passer. Je tremble comme une feuille, j'ai des larmes que je retiens au plus profond de moi. Je ne vais pas me mettre à pleurer au téléphone, il ne le faut pas, je dois rester digne.
J'entends sa voix et il me répète brièvement ce que mon médecin m'a dit et m'invite à le rencontrer quand je veux. Je décide donc de le voir le lendemain car mon ablation du rectum est prévue maintenant dans 3 jours et je ne sais toujours pas quoi faire. Pourquoi ne pas écouter ce qu'il a à me dire après tout s'il a une idée, je prie pour qu'elle soit bonne.
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| mardi 29 juillet 2008, a 20:14 |
| Un mois après. FIN FEVRIER 2008 |
Cette fois je demande à mon amie Sophie de venir avec moi à la consultation car je suis capable avec l'émotion de ne rien comprendre à ce qu'il va me dire ou d'en oublier une partie. Le moment est trop important, 2 oreilles de plus ce n'est pas de trop. Surtout qu'il n'est pas bavard ce chirurgien, compétent, certes, pas désagréable du tout, mais il faut lui arracher les mots de la bouche et je ne suis pas sûre de poser les bonnes questions. Face à lui, je suis muette ! Pourquoi je suis comme ça ? Je n'ai pourtant pas la langue dans ma poche mais je ne trouve rien à dire même l'essentiel.
Je vous passe les détails du Roi Lion qui fait inlassablement son cinéma habituel sauf que quand il voit que je suis accompagnée, il en fait encore plus, on dirait qu'il a flashé sur Sophie, c'est elle-même qui l'a remarqué et elle me demande si elle rêve. Je pense que non.
Il est particulièrement attentionné et souriant mais ça sonne faux ...... Elle est morte de rire et c'est communicatif. Surtout qu'elle est habillée BCBG et ça fait un peu Madame Prout Prout !!!!!!!!!!
Après l'attente habituelle, me voilà en compagnie de Sophie assise devant le bureau du tout puissant chirurgien. Examen habituel sur la table, on peut envisager une réparation.
Il nous annonce avec des mots savants qu'il va faire une anastomose recto anale et enlever le rectum. En résumé ABLATION DU RECTUM.
Cela a l'air tellement normal pour lui qu'il annonce ça d'une façon tout à fait légère. Je demande de quelle façon il fait cette opération, il me répond calmement qu'il m'ouvre de haut en bas, qu'il déroule une partie du côlon qu'il enlève le rectum puisque c'est là où se trouvent les trous et il attache le côlon à l'anus.
Ensuite si tout va bien, on envisage de retirer la poche et remettre l'intestin recousu à sa place !
Je reste pétrifiée et en même temps je ne peux pas avoir de réaction, je suis entre le choc et l'expérience de ce monsieur qui a l'air de trouver ça très normal.
Il me confirme que l'ablation du rectum est faite en général aux personnes qui ont un cancer du côlon ou du rectum.
Je ne sais plus comment je m'appelle et il me dit qu'il peut m'opérer dans 4 jours, ce à quoi je ne dis pas non mais je ne suis pas fière.
Je suis le Roi Lion dans le couloir avec Sophie qui essaie de lui faire du charme pour que je puisse avoir une chambre individuelle, il le note quelque part, me prescrit une ceinture de contention pour les gens ouverts de haut en bas, sûrement pour éviter l'évantration et j'ai rendez-vous avec l'anesthésiste le lendemain.
Sophie a l'air enchantée d'avoir enfin LA SOLUTION. Je ne comprends pas sa réaction car c'est quand même assez grave et je trouve qu'il n'a à aucun moment parlé des conséquences, des séquelles éventuelles, de la vie après, bref, je me pose beaucoup de questions ce à quoi mon amie me répond qu'après cela je serai tranquille. C'est une façon optimiste de voir les choses.
Je ne sais plus quoi penser. |
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| mardi 29 juillet 2008, a 17:51 |
| Il est temps de revoir mon chirurgien. JANVIER 2008 |
Les 3 mois ont passé depuis la stomie, le verdict pour la réparation va arriver et je suis pleine d'espoir. J'ai rendez-vous et j'ai hâte.
Encore beaucoup d'attente dans cette salle d'attente ou tant de gens se pressent, des chariots dans les couloirs, des pauvres gens, c'est dur de les voir souffrir seuls sur un chariot avec personne qui leur parle (j'ai connu ça et je trouve que c'est horrible).
Il a encore fallu passer par le Roi Lion qui m'a lancé encore sa petite réflexion du jour, il se prend pour le roi du service donc il a besoin de ça pour exister. C'est à peine s'il ne me désigne pas ma place dans la salle d'attente, faut pas pousser, je me mets où je veux. Comme d'habitude il fait sa loi dans le couloir, des petites remontrances aux uns et aux autres, si je n'étais pas aussi énervée, ça me ferait rire car franchement, heureusement que le ridicule ne tue pas !
Quel pauvre type, est-ce qu'il a déjà été malade ? Il prend les gens pour des imbéciles, ça me dégoûte. J'ai remarqué que certains soignants et autre personnel dans les hôpitaux ne font pas cette profession par vocation (ceux là, je les admire vraiment), mais par besoin de supériorité, je vous promets que c'est vrai, il n'y a qu'à observer les comportements des uns et des autres. Ils font tous les chefs auprès des plus faibles même entre eux. Heureusement qu'il y a des gentils naturellement et d'autres qui adorent leur métier mais c'est vrai que ça doit être stressant.
Alors quand les gens sont malades et alités, c'est facile de blesser avec des mots.
En plus on se sent tellement amoindri quand on souffre et qu'on est dans un lit, c'est dur de souffrir, les personnes âgées me font tellement de peine. J'en ai tellement vu dans les couloirs et quand j'allais voir mes grands parents mourants à l'hôpital avec des tuyaux partout. Je suis peut-être trop sensible, je donnerais tout pour m'enlever cette ultra sensibilité, ça bouffe la vie, on a toujours de la peine pour quelqu'un ou une situation.
Bref, à force de penser et de regarder le spectacle permanent du mouvement de l'hôpital, mon tour est arrivé. Direction la table d'examen direct. Il m'examine avec une brutalité digne de tous les chirurgiens qui pensent que vous êtes anesthésiée donc que vous ne sentez rien alors que non, j'ai envie de crier que je ne dors pas et que ça fait mal ! Bon, ça ne dure pas longtemps, après il regarde "LA CHOSE", ben oui c'est son oeuvre après tout ! C'est sa création à lui ! Il se mets à appuyer sa grosse patte dessus, il est fou, il va me l'enfoncer dans le corps, mais franchement !
Je me relève et je vais m'asseoir à son bureau, j'attends le verdict.
Je n'en crois pas mes oreilles, il est trop tôt pour envisager une réparation car à l'intérieur faut encore attendre, c'est pas grave dit-il on verra ça dans un mois.
Cela n'empêche pas de m'expliquer ce qu'il envisage dans un moIs non ?
Ben RIEN ! Il n'envisage RIEN, il faut qu'il réfléchisse a plusieurs possibilités et il m'en parlera dans un mois.
Je suis très très déçue.
Je repars avec un rendez-vous fixé par le Roi Lion ravi sur son trône derrière son bureau, fier comme un pape.
Quand j'y pense je me dis que s'il ne sait pas, c'est qu'il n'y a même pas réfléchi depuis 3 mois ou alors que mes trous sont tellement gros qu'il imagine le pire ! Je suis franchement dépitée et j'ai envie de pleurer. |
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| Présentation |  Roseplume, le 16 février 2009.
Merci pour tous vos gentils messages. Vous êtes mes rayons de soleil quand il ne fait pas beau dans mon coeur.
Je n'ai que des soucis internet avec mon nouvel abonnement numéricable : plus jamais ! Tout le temps des disfonctionnements.
Me revoilà, encore en arrêt maladie malheureusement, je devrais me refaire opérer mais j'attends car mon corps et ma tête en ont marre. J'ai besoin de décompresser de l'ambiance salle d'opération, j'en ai trop eu.
Je vous embrasse.
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| commentaire(s) | 3ème jour Violette (20/02/2009 14:26)J'ai pensé la m... |
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