| jeudi 24 avril 2008, a 23:11 |
| Voici mon histoire qui n'est toujours pas résolue à ce jour ... |
Je tiens à préciser que tout ce que j'écris est vrai et qu'il y a pour chaque fait, des rapports d'examens, des rapports de consultations, des comptes rendus opératoires et des dossiers médicaux.
L'histoire d'une longue descente aux enfers à cause d'un simple examen médical qui a tourné au cauchemar.
Mes petits bonheurs, mes peines, mon désespoir, j'essaie de tout vous livrer comme je le pense pour délivrer mon esprit.
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| vendredi 28 août 2009, a 16:57 |
| L'espoir ? |
C'est bien de garder espoir, ça fait vivre ou survivre dit-on !
Mais combien de temps peut-on garder espoir ?
Y a t-il un jour ou il vous abandonne ?
Pour l'instant il va et vient, s'en va et réapparaît, tout petit mais présent.
Et puis on ne peut pas garder espoir éternellement, surtout quand rien ne s'arrange et que rien ne présage que ça aille mieux.
Surtout quand on ne peut pas aller mieux.
Quand il n'y a pas de solution, ne devient-on pas idiot de toujours espérer pour rien ?
Jusque quand je vais espérer et surtout espérer quoi ?
Non je ne vais pas plus mal que d'habitude mais je me pose beaucoup de questions auxquelles je ne trouve pas de réponses.
Je me dis juste que je ne sais pas pourquoi je garde espoir puisque je n'espère plus rien.
Quand je serai sûre de ne plus en avoir du tout, que m'arrivera t-il ? Que deviendrai-je ?
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| dimanche 09 août 2009, a 20:12 |
| La formation ... |
Finalement 6 jours après c'est le début de ma formation et c'est beaucoup plus éloigné que ce que j'avais prévu.
1h30 de bus et 20 mn pour arriver à l'arrêt. Je dois partir à 6h45 si je veux être à l'heure et un bus ça n'attend pas.
Je ne suis pas féniante mais il faut que ma poche du matin se remplisse sinon c'est très inconfortable quand ça arrive en public, mon intestin n'étant pas habitué à des horaires comme ça, j'ai beau me lever à 5h30, il n'est pas d'accord et il boude.
Mon pansement à changer me prend beaucoup de temps et il faut dire que je ne suis pas naturellement du matin et c'est très dur.
Se shooter au dérivé de morphine dès 5h du matin pour pouvoir arriver jusqu'au bus, c'est pas évident non plus, j'ai mal au coeur et je m'endors durant le trajet.
Quand j'arrive à destination, il est temps de changer le pansement car les vibrations du trajet ont rempli mon pansement tout frais du matin.
Je ne suis pas enchantée de retourner à l'école surtout quand je découvre le programme totalement inintéressant et tout par coeur, gratter le papier toute la journée avec des profs complètement crétins et des gamines d'à peine 18 ans qui ricannent et envoient des sms toute la journée car papa et maman ont payé la formation mais elles n'en ont rien à secouer.
Enfin, moi je ne fais ça que pour être ici tout en ayant un salaire défini.
Quand je pense que l'école a une bonne réputation et que le fongécif paie pour ça !!!! Tant mieux pour moi mais franchement !
Lundi mardi, gratte papier non stop, je n'ai jamais rempli autant de pages, mercredi contrôle des connaissance à l'écrit toute la journée avec une espèce de matronne en guise de pionne et jeudi stage.
Je pensais que ce serait cool mais le jeu consiste à apprendre par coeur des tonnes de bouquins et ma mémoire n'étant pas au maximum de ses capacités à cause des dérivés de morphine sans lesquelles je ne peux même pas marcher, c'est pas la joie.
Chaises en plastique bas de gamme, bonjour mes douleurs, mes abcès, le périnée ouvert, la cuisse trouée, c'est un calvaire de chaque instant et j'ai l'air d'un zombie.
Cela fait rire les jeunes, petites connes, on me demande même si je fais toujours cette tête là ! Je suis en pleine souffrance, elles ne supporteraient pas le dizième de ce que je supporte.
En plus je subirai ce rythme là d'octobre à mi-décembre 2008.
On a hérité de la seule salle dont le chauffage ne marche pas, c'est une glacière car c'est tout en haut d'une colline et plein nord. On est en cours avec les doudounes et les mitaines.
Plusieurs fois, on essaiera de se plaindre auprès du directeur qui répondra qu'il n'en a rien à faire et que le chauffage dépend du syndic et pas de lui.
Honteux quand on connaît le prix de la formation.
Nous n'aurons donc pas de chauffage et chacune est malade.
Moi je me lève un matin avec de la fièvre et je me demande si c'est une infection, comme je dois suivre ça de près ou si c'est une angine ou autre truc bénin.
Je vais quand même à la formation gourde que je suis en me traînant, chose que je ne ferais plus maintenant.
Je suis rouge comme une tomate et je brûle.
La blondasse de barbie de prof stupide, toujours habilléee de plumes, de froufrous et de poils de je ne sais quoi a l'audace de me dire que dans la vie il faut lutter et que j'aurai les vacances de noël pour réviser.
Alors là c'est trop et j'explose.
S'il y en a une qui lutte depuis le début, c'est bien moi !
Je lui dis ouvertement que je lutte mais que mes vacances d'hiver me serviront plutôt à me soigner qu'à réviser.
Comme quoi, ayez l'air faible et malade et tout le monde vous accable !
C'est tellement facile d'abattre les plus faibles et tellement lâche !
Quand je rentre chez moi, je me bourre de doliprane et décide d'aller chercher un médecin le lendemain matin.
Je tombe sur le pire généraliste de Nice connu de toutes les pharmacies, j'ai l'art et le don de choisir les cons !!!!!
Je ne me déshabille même pas, je reste 2,30 minutes et il me dit "maux de l'hiver donc antibio, pschitt dans le nez et pastilles pour la gorge !".
Je demande un certificat au médecin car lorsque j'appelle l'école pour expliquer mon absence, on me dit "vous avez intêret à avoir une preuve car sinon vous n'êtes pas payée".
Bandes d'abrutis.
Cette mascarade sans chauffage durera jusque mi décembre et vu mon lamentable état, récidives d'abcès, cicatrice de la cuisse ouverte avec écoulements permanents, j'aurais même une mycose sur ma stomie qui me brûle et la rend toute grîsatre !
Juste le temps de me demander ce qui se passe et 3 jours après elle redeviendra de couleur normale.
Toute cette fatigue accumulée, ces longs trajets en bus 3h par jour, je suis un zombie et je retombe en arrêt maladie pour 3 mois.
Obligée de m'arrêter et de me reposer.
J'en avais tellement besoin, je suis obligée de soulager mon corps, mes douleurs devenues si fortes, mais MA FORMATION EST RATEE. 3 mois ce n'est pas possible de récupérer autant de retard et je suis trop fatiguée, j'ai les profs derrière le dos qui ne trouvent pas mieux que de m'envoyer leurs appréciations du trimestre en m'écrivant les pires horreurs, du genre "ne travaille pas assez" "ne fait pas assez d'efforts" ??
Poubelle directement !
Même avec un arrêt maladie chirurgical et une lettre explicant mes multiples opérations, tout le monde s'en fout et on me fait des remarques.
On est à la maternelle !!
J'enverrai aussi l'arrêt maladie à la responsable de mon stage qui ne répondra même pas au gentil mail que je lui envoie.
Incroyable.
Tout le monde s'en moque et bien moi aussi si ce n'est que cela.
Je dois aussi prévenir l'organisme de formation qui me répond que ils suppriment mes paiements définitivement.
Pas de problème, je me retrouve dépendante des indemnités de la sécurité sociale minables mais ce n'est pas grave, j'ai besoin de me reposer et je fais attention à moi.
Et puis je suis là où je voulais être et c'est le principal.
Je ne suis plus un légume comme à Paris, je marche péniblement et vais me plonger les yeux et l'esprit dans le bleu de l'océan avec un ciel tellement bleu.
Les rayons du soleil me font du bien et dans ces moments là j'oublie tout et c'est tant mieux.
Mon arrêt maladie sera prolongé de deux mois vu mon état et je pars pour 5 mois d'arrêt maladie.
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| dimanche 09 août 2009, a 20:03 |
| Constatation ... |
Dans la semaine mes doutes sont confirmés, ils ont rayé ma machine à laver le linge, mon frigo-congélateur n'arrête pas de grogner, visiblement il a été maltraité, j'ai des cartons défoncés qui ont trempé dans l'eau.
La logique voudrait que je fasse une lettre recommandée et tout et tout mais j'en ai marre, j'ai trop de choses à faire, j'ai mal partout et je suis trop fatiguée. |
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| dimanche 09 août 2009, a 19:48 |
| Je suis installée ... |
Voilà j'ai fait l'état des lieux de mon studio et j'ai les clés. Je suis chez moi.
Le déménageur arrive demain donc ce soir je retourne à l'hôtel et j'espère que le camion sera au rendez-vous.
Moment pénible car j'ai trop de cartons pour la surface de l'appartement donc je suis au milieu et j'ai juste la place de me tenir debout. Le déménageur n'est pas plus compétent à l'arrivée qu'au départ et il vient avec son jeune fils, le pauvre et un copain.
Ils mettront des heures interminables pour mon petit déménagement, au passage ils attirent la foudre des habitants de l'immeuble car non seulement ils monopolisent l'ascenceur mais au final ils le bloquent et cassent la porte.
Tous les habitants pour la plupart des personnes âgées sont fous de rages et ça crie de partout.
Je leur ai pourtant dit de faire attention mais ce ne sont pas des experts et ils font vraiment n'importe quoi, ils traînent tout au lieu de soulever, tapent dans les murs et j'en passe.
J'ai hâte que ça se termine et je ne veux qu'une chose : refermer ma porte et être tranquille.
Enfin libérée !
J'ai pourtant essayé de faire attention pour trouver l'essentiel mais je n'ai jamais été douée pour les cartons et bien sûre c'est la galère totale, je ne trouve pas ce que je veux mais on verra plus tard car à force d'ouvrir, de tout retourner et de changer de cartons, il y en a partout. |
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| jeudi 06 août 2009, a 13:46 |
| Un peu d'espoir ... |
Quand l'espoir vous lâche ...
L'ESPÉRANCE
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1* Le front penché sur la terre j'allais seul et soucieux quand résonna la voix claire d'un petit oiseau joyeux. Il disait: "Reprends courage, l'espérance est un trésor, même le plus noir nuage a toujours sa frange d'or.
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2* Lorsque le soir se fait sombre j'entends le petit oiseau gazouiller là-haut dans l'ombre sur la branche au bord de l'eau. Il disait: "Reprends courage l'espérance est un trésor, même le plus noir nuage a toujours sa frange d'or
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3* Mais il partit vers le père, et jamais ne le revit. Je me penchais sur la terre, et la contemplais, ravi. Car il n'est que l'espérance pour animer notre coeur qui de nos plus noires souffrances sait toujours être vainqueur.
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| jeudi 06 août 2009, a 08:52 |
| Bonjour Nice |
Vous la reconnaissez ? C'est la gare de Nice, bof bof !
Le train est bientôt arrivé, je longe la mer et je suis dans un paysage de carte postale.
C'était long et difficile, j'ai mal partout, changement de pansement dans le train, c'est pas évident mais avec les secousses la plaie coule plus que d'habitude.
Enfin arrivée, j'ai un plan et je dois trouver mon hôtel, je l'ai repéré d'avance donc ça ira.
Les alentours de la gare c'est comme dans toutes les grandes villes, ce n'est pas ce qu'il y a de plus attrayant.
Je marche bien chargée car je dois faire attention aux frais et un taxi c'est hors de question.
Ma petite chambre est correcte et refaite ce qui est très agréable et je peux enfin poser mes affaires.
Il y a un gros coquelicot sur le mur blanc et vert pastel, c'est ma fleur préférée avec les pivoines et le lilac mauve alors j'adore.
Je m'allonge sur le lit car j'ai besoin de décompresser quelque peu.
Il faudra que je fasse une petite réserve pour manger mais ce soir ce sera décontraction, lit et télé, et aussi un maximum de réflexion car je ne vais pas chômer les jours qui arrivent, il faut que je fasse marcher mes petites cellules grises qui sont pour l'instant intactes, je ne peux pas faire plus, trop de fatigue et de douleurs.
C'est de la folie ce que le corps peut endurer quand le mental le veut car franchement ce que je fais n'est pas raisonnable, je devrais me reposer et j'entreprends un changement radical qui va occasionner beaucoup de fatigue. |
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| jeudi 06 août 2009, a 08:28 |
| Adieu Paris |
Il aura été difficile de tout précipiter, trouver le déménageur (le moins cher et le plus dispo) en qui je n'ai pas entièrement confiance mais bon, j'espère qu'il ne va pas perdre mes affaires en route !
Le camion est parti en fin d'après midi en emportant une partie de ma vie, mon appartement est vide et je vais passer ma dernière nuit parisienne chez ma voisine.
J'ai essayé de le rendre le plus propre possible, je suis tellement fatiguée, ma dernière opération est si proche et pas des moindres.
J'avais oublié la cave, bien remplie depuis des années, c'est fou ce qu'on accumule, c'est fou ce que je garde et pourtant j'en ai donné et jeté beaucoup.
J'ai énormément de cartons car quand on passe de la taille 40 à la taille 34 après chaque opération, il faut prévoir quelques vêtements pour s'adapter aux humeurs de son corps, je crois que c'est ça qui prend le plus de place.
Demain matin, je prends le train en direction de Nice et ma nouvelle demeure m'attend, je suis très chargée car j'ai pris ce qui était fragile et surtout les papiers importants, mes dossiers médicaux que j'ai tant de mal à obtenir à chaque fois, beaucoup de médecins font de la rétention d'information et c'est toujours une guerre pour obtenir des comptes rendus de consultations et d'opérations.
Je me demanderai toujours pourquoi car c'est mon corps et j'ai besoin de ces preuves pour pouvoir suivre mon long passé chirurgical.
Hasard ou coup du sort, j'ai mis 2 réveils et aucun ne sonnera, comment c'est possible, je les aurais éteint pendant mon sommeil sans m'en rendre compte ? C'est quand même bizarre.
Je me réveille donc en retard et là c'est le stress total, je fourre tout ce qui traîne dans ma valise et pars comme une folle ni douchée, sans avoir pris de petit déjeuner, il ne faut pas que je rate le train, je fais l'état des lieux du nouvel appartement le lendemain matin après une nuit d'hôtel et le camion n'arrivera que le surlendemain.
Le train est là, je trouve ma place et je souffle enfin car il n'y a plus qu'à attendre. Je n'éprouve rien, juste mes douleurs et ma fatigue, j'aurai tellement à faire en arrivant, je n'ose même pas y penser.
Le moteur ronronne, le paysage très triste de la banlieue de Paris défile sous mes yeux, puis la campagne sous un ciel gris.
5 h de route, 3h jusque Marseille et après 2 heures le long de la mer.
C'est vrai que soudainement le ciel est d'un bleu éclatant, les maisons ont changé de couleurs, les arbres sont différents, il y a des palmiers, le paysage est coloré et je ne regrette rien, je suis dans mon rêve qui débute, j'ai gommé Paris et je sais que ça ne me manquera pas. |
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| samedi 04 juillet 2009, a 20:56 |
| Ma décision |
Une année dramatique avec 8 opérations, des semaines, des mois d'hospitalisation, des mois au fond de mon lit, ne plus pouvoir rien faire, être inutile, perdre les gens autour de moi, me faire insulter à mon travail, m'isoler de tout, perdre le goût de vivre, dormir jour et nuit dans la souffrance. Etre un légume qui se traîne et qui ne voit plus son avenir !
A quoi ça sert ?
Ce ne sera pas pire où que j'aille. De toute façon j'emmène tout ! Mes souffrances, ma vie, mes problèmes, mon mal, mes futurs opérations, mon corps mutilé. J'emmène tout pour assumer tout et jusqu'au bout.
Non, je ne fuis pas !
Mais je vais essayer de survivre dans un endroit qui me plaît et dont je rêve depuis toujours car je déteste Paris et ce n'est pas là que je laisserai ma peau.
Je n'ai plus grand chose de ma vie d'avant mais tant que je serai maître de mes idées et de mes décisions, j'en profiterai jusqu'au bout. |
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| mardi 16 juin 2009, a 10:13 |
| Retour à Paris ! |
Mission accomplie.
Appartement trouvé, stage aussi, ce qui était la condition pour concrétiser mon projet.
Je suis de nouveau chez moi et il reste encore beaucoup de travail pour accéder à ce que je me suis fixé.
Je me plonge maintenant dans les pages jaunes pour trouver un déménageur qui peut faire un groupage Paris Nice.
Ce n'est pas chose aisée car mon délai est trop court.
Quand je leur annonce que je dois être parti dans 3 semaines, je passe pour une irréaliste mais c'est comme ça !
Je finis par passer moi-même une annonce et là je suis contactée par tout et n'importe quoi, des vrais et des faux déménageurs avec des prix passant du simple au triple.
Je vais en choisir un pas trop cher quoi que c'est déjà très très cher pour moi.
Je vérifie quand même qu'il est inscrit au registre du commerce et qu'il possède un camion. Je n'en demanderai pas plus car je n'ai pas trop le choix.
Tout arrive si vite, je n'arrive pas à suivre, je suis tellement fatiguée et entre mes visites à l'hôpital, chez le médecin et j'en passe, régler ce qui doit l'être, oublier la moitié de ce que je dois faire, du matin au soir, je fais marcher mes neurones et je n'en ai pas la force c'est évident.
Je tire sur la corde, j'ai décidé que ce serait ainsi.
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| jeudi 05 mars 2009, a 19:47 |
| Je n'en peux plus |
Je suis tellement fatiguée, j'ai mal à ma jambe, mon ventre, je me traîne.
J'ai les pieds gonflés, je saigne dans des tongs, même les chaussons je ne les supporte plus.
Cela faisait des mois que je sortais d'un hôpital pour entrer dans mon lit, plus aucune activité, allongée des jours et des jours, des courses en bas de chez moi et là je soulève des montagnes par obligation et mon corps éclate de partout.
Le matin, il me faut tellement de temps pour marcher , c'est comme si j'avais fait des heures de gym, j'ai des courbatures et je me tiens mal, courbée donc j'ai mal au dos.
Je suis folle car après, serais-je capable d'assumer tout ce que ça va entraîner. J'ai mal à en pleurer mais au moins je vis et je sais que j'aurai fait le maximum. D'avantage, je ne peux pas. J'aurai essayé et je n'aurai pas de regrets.
J'essaie d'organiser ma vie au mieux de mes envies car je sais tout ce qu'un tout petit plaisir peut apporter quand on est descendu aussi bas dans la destruction de son corps et de son âme. |
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| dimanche 01 mars 2009, a 12:34 |
| Que ça passe vite |
Que ça passe vite, tant de choses à faire, courrir partout, téléphoner, il faut que je trouve.
Une annonce assez sympa dans du neuf, un studio avec balcon, alléchant !
Je vais le visiter, c'est tout petit, c'est dommage mais c'est impossible, c'est pour un étudiant, même mes cartons ne pourraient pas tenir. Je le garde sous le coude quand même.
La fille de l'agence veut absolument me le refiler, elle n'a pas vu mon dossier mais visiblement elle veut s'en débarasser.
Je trouve une annonce de particulier pour un meublé pour étudiant, je commence à être moins exigente, je n'ai rendez-vous que vendredi mais bon.
Je commence à essayer Cagnes sur mer en me demandant comment je ferai pour aller faire ma formation sans voiture. Mais je trouve des offres et je n'exclus plus rien.
J'essaie Cannes mais trop cher !
Je vais me renseigner sur les tarifs des trains et bus et je me rends compte qu'en plus de l'abonnement qui couvre toute la ville de Nice, l'abonnement train en plus c'est inabordable.
Et ici pas de remboursement de carte orange comme à Paris !
Donc pas de remboursement ni en formation ni chez un employeur.
Pas 36 solutions, il faut que je trouve à Nice même si l'école est complètement en dehors de la ville et que ça va être costaud pour s'y rendre. Un seul bus tellement c'est excentré.
Bon une annonce alléchante, un petit mais tout petit 2 pièces dans du neuf avec un mini balcon. Le rêve !
J'appelle et je vais visiter. Tralala !!!!!
Je me retrouve dans l'immeuble du petit studio que la fille voulait que je prenne ! Décidément c'est le destin !
Il est mimi car le neuf j'adore, au moins c'est propre. Chauffage électrique mais ça à l'air bien isolé, ça me plaît.
Je me précipite pour déposer mon dossier et horreur les questions commencent à fuser dans tous les sens.
Je m'en doutais, ce n'est pas vraiment une surprise.
"Vous êtes en formation donc vous êtes étudiante donc il faut des garants et qu'est ce que vous ferez après ?"
Ben oui je suis étudiante mais en CDI et rémunérée et j'ai 45 balais donc je n'ai pas de garant !
Alors il faudra une caution bancaire de 18 mois !!!!!
Des malades ! A Paris on demande 12 mois de caution bancaire mais 18 mois on ne me l'avais jamais fait.
10.700 euros de caution c'est simple je ne les ai pas. Le problème est réglé.
Je tombe sur un autre appart et là on me demande 24 mois de caution bancaire c'est à dire une somme magistrale à bloquer à la banque.
Je ne savais même pas que ça existait.
Je retourne dans l'agence où il y a des offres mais où les locataires sont toujours absents pour les visites. Je les persécute, il faut leur tirer les vers du nez. Il y en a 3 qui m'intéressent mais je n'ai plus que 2 jours.
Le 1er, le locataire reste introuvable, le second peut-être dans un ou 2 jours et le 3ème qui m'intéresse le moins on me donne le téléphone de la locataire.
J'appelle et je file visiter. C'est un studio avec chauffage collectif et pas trop cher. Il l'ont bien aménagé et je retourne courrir à l'agence déposer mon dossier avec une grosse angoisse.
C'est fermé, il faut que j'y retourne demain matin.
Je n'y vais pas j'y coure !
Je dépose mon dossier en demandant si je peux expliquer brièvement car c'est un peu compliqué sans explications.
Je les énerve mais on accepte brièvement mes explications.
Il me faut une réponse rapide car je repars.
On me dit qu'on va faire le plus vite possible.
J'aimerais visiter l'autre qui est vraiment mieux, sur jardin et tout et tout mais j'ai déposé un dossier pour un, donc on se concentre pour celui là. Tant pis c'est mieux que rien.
Je suis appelée dans l'après midi, j'y vais c'est pas loin de ma location, on me redemande des explications et on m'annonce que 6 mois de caution bancaire seront nécessaires. Ouf ! 6 mois, c'est déjà merveilleux.
Je téléphone à ma banque qui me dit que pour un rendez vous ce ne sera pas avant 8 jours et qu'une mise en place de caution c'est environ 3 semaines.
C'est pas vrai !
Je cours de banque en banque mais vu que je ne suis pas cliente, ce n'est pas possible.
Je cherche ma banque à Nice, je choisis la plus proche de l'agence et je me renseigne au guichet, ah non ce n'est pas possible ! J'en ai marre je vais les bouffer de rage !
Au moment de sortir de l'agence je vois un bureau ouvert, j'y vais à tout hasard et je vois écrit Direction Financière.
Gonflée, je penche ma tête et vois une femme installée à son bureau qui se demande ce que je fais là.
Je lui raconte mon histoire et elle me dit que oui on peut peut-être envisager de faire quelque chose.
Elle est d'accord pour me faire un crédit du montant de la somme qui sera bloqué tout le temps de mon séjour dans l'appartement et qui servira en cas de non paiement.
Ce n'est pas ce que j'entendais faire mais si c'est la seule solution allons y.
Je me retrouve avec un crédit de 3000 euros qui s'appelle caution bancaire. Bon ben si ça peut servir à avoit un appartement en location.
Je retourne à l'agence assez fière de moi en leur disant que c'est bon, la caution m'est accordée pour un montant de 6 mois.
Ce sera effectif fin de semaine prochaine. Ils sont très surpris qu'on ait pu m'accorder ça si vite sans même être cliente.
Je découvrirai après que je suis tombée sur la responsable de l'agence. J'ai dû en contre partie transférer mon compte de Paris dans son agence.
Chance inouie d'être tombée sur elle.
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| mardi 17 février 2009, a 12:20 |
| 3ème jour |
Ce matin j'ai rendez-vous pour le stage prévu en complément de ma formation.
J'ai encore bien dormi, je suis pleine de douleurs, des courbatures, mal aux pieds et même en tongues, mes pieds sont âbimés, faut le faire.
Je prends des chaussures correctes dans mon sac et je file à mon rendez-vous.
Belle et grande société, je monte dans les étages pour rencontrer celle qui va décider de mon sort pour l'année de formation. Très sympathique et professionnelle, elle me signe ma convention de stage et m'explique le fonctionnement de la société.
Je suis ravie de cet entretien et suis soulagée d'avoir trouvé ce stage qui me semblait inaccessible depuis Paris. Je ne sais pas comment j'ai fait et ça me redonne confiance en moi.
Il me manque toujours le logement.
Je repasse par les agences immobilières se trouvant sur mon chemin, c'est un peu plus compliqué.
Je retourne au studio faire la liste des annonces du journal local.
J'obtiens 2 rendez-vous. J'ai hâte.
Le premier studio est assez moche et je ne vois pas comment je pourrais faire entrer mes affaires.
La visite du deuxième est annulée car ce n'est plus possible de le visiter.
Il y en a un que je voudrais vraiment voir mais chaque jour on me dit qu'on attend les clés. Peut-être vendredi mais c'est tard pour moi.
Je vais peut-être me rabattre sur un meublé et mettre mes meubles en garde meuble si ça continue, mes ambitions en matière de logement se font plus petites de jour en jour.
Au départ, je voulais un 2 pièces avec terrasse même tout petit, j'en suis au studio plein nord en meublé !!!!!
Les prix sont quand même moins chers qu'à Paris mais la location reste élevée par rapport aux appartements à vendre.
Et mon budget est très riquiqui !
Pour l'instant ce n'est pas "riche et au soleil" mais plutôt "pauvre, malade, mais peut-être au soleil prochainement !!!!".
Il y a un début à tout et je ne désespère pas de monter les marches du festival de Cannes, célèbre et en pleine forme dans un futur proche !
Il faut bien que je me fasse rire de temps en temps !
Marre, marre, marre de chercher, de téléphoner partout. Il y a des tonnes d'appartements à louer et impossible d'effectuer des visites, il y a toujours un problème. 3ème recharge de téléphone portable, c'est là que je me rends compte que avoir le téléphone chez soi à portée de mains c'est un luxe inestimable !
Il ne manquait plus que ça, je reçois un appel d'une société à qui j'avais envoyé un cv avant de partir et qui me veut pour le fameux stage, je me trouve très bête quand elle me dit de venir très rapidement avec la convention pour qu'elle puisse la signer.
Prise de court, je lui dis que j'appelle l'école car je ne l'ai pas encore et que je les rappelle dans la foulée.
C'est toujours comme ça, soit il n'y a rien soit il y a deux propositions, qu'est ce que je regrette qu'elle ne m'ait pas appelé hier ! Je crois que je préfèrerais effectuer mon stage dans la deuxième société bien que les deux soient top.
Je ne sais pas quoi faire et après m'être torturé le cerveau dans tous les sens, je me dis que mieux vaut tenir que courrir et que tant pis, je garde le premier car au moins c'est fait et signé.
Je pensais que pour un stage, il y avait d'abord un entretien mais en fait, on arrive avec sa convention de stage et le responsable signe. Le choix se fait sur cv apparemment. Je ne suis pas assez gonflée pour y aller et choisir ensuite quitte à annuler l'autre. J'ai peur qu'elle appelle l'école devant moi et que celle-ci réponde qu'elle ne comprend pas car j'ai déjà un stage.
Je vais donc annuler cette dame qui me proposait de me prendre. Il faut que j'invente une énormité car lui dire que j'ai trouvé quelque chose alors que ce matin je ne l'ai pas dit !!!!!
Je recommence ma torture interne, je suis une vraie idiote, je cherche des complications, je me demande si j'ai bien choisi. Je crois que je ne suis pas dans mon état normal, tout va vite et je ne sais plus où donner de la tête. Il faut dire que je suis fatiguée, j'ai mal partout.
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| vendredi 06 février 2009, a 16:34 |
| Le temps presse .... |
Je découvre mon endroit pour une semaine. Ma première nuit ! Je me suis endormi tôt, pas besoin de somnifères. Il a fallu que je nettoie ma plaie hier soir, pas facile alors que l'infirmière fait ça en deux minutes. Découvrir ce trou béant et le regarder en face, enfin avec un mirroir car à l'intérieur de la cuisse pas facile de se dévisser le cou. Je me mets sous la douche et je badigeonne de la bétadine et ensuite du sérum physiologique. Il faut quand même que je nettoie l'intérieur avec la compresse et la pince jetable, ça c'est plus dur. J'ai bien retenu la leçon, remplir le trou avec des mèches stériles légèrement humidifiées au sérum, recouvrir de compresses et enfin le pansement pour tout reboucher et faire tenir jusqu'au lendemain soir car l'infirmière que j'ai trouvé reprend du service le lundi.
Ouf ! pas évident mais je l'ai fait et je suis fière. C'est douloureux, ça lance et je m'installe dans ce lit callée par mes oreillers et flûte, cette sacrée télécommande qui ne marche pas.
Moi qui voulait un peu me décontracter, je suis obligée de me lever chaque fois que je veux changer de chaîne. Zut et zut, moi qui aime zapper je vais m'en tenir à une chaîne surtout qu'il n'y en a pas 36, car ça me fait trop mal, et finalement je suis trop crevée et je m'endors.
Nuit entière sans me réveiller dans un lit inconnu, c'est un exploit de la fatigue. Tant mieus car la journée va être rude.
1ére étape, acheter le journal et le particulier, faire toutes les annonces, aller dans un cyber café pour chercher encore des annonces pour une location et faire le tour des agences immobilières.
Je sors, je rentre et je me mets au travail. Ce n'est pas les annonces qui manquent, il y en a des tonnes mais pas forcément dans mon petit budget, quand j'appelle, je ne peux pas visiter car il y a toujours un soucis.
Ils n'ont pas les clés, la personne concernée n'est pas là, on ne peut pas visiter car le locataire ne répond pas, bon ça commence bien.
Quand j'ai terminé tous les appels du jour, je me rends compte que je n'ai pas de touche sauf un studio visitable vendredi, ben oui mais c'est un peu tard, enfin c'est mieux que rien. Il est déjà midi et je considère que je n'ai pas fait grand chose.
Je file chercher un cyber café et c'est parti, site se loger et autres, je recopie consciencieusement les annonces pour appeler à 14h. Je n'ai que le portable et j'ai déjà consommé le forfait, il faut que je recharge.
Je mange un petit truc et je vais m'attaquer directement aux agences, avant il faut que je passe à la pharmacie où j'ai commandé le carton d'instruments et pansements jetables pour l'infirmière ce soir.
C'est bon ils l'ont reçu, je le ramène au studio, c'est pas lourd mais c'est énorme.
Allez, le tour des agences maintenant. J'ai super mal à ma jambe et dans tout le corps mais il faut continuer car je n'ai pas le choix. Après si j'échoue, je pourrai dire que j'aurai essayé.
Grande déception, la personne n'est pas là, il n'y a pas ce que je cherche, on a pas les clés, visitable la semaine prochaine, je ne serai plus là moi donc on oublie.
Le moins qu'on puisse dire c'est que ce n'est pas facile.
Je vais recommencer les appels car au moins il y a des annonces mais j'y passe des heures, combien de fois je vais recharger mon portable par jour ?
Je n'ai toujours rien visité, le temps passe à une vitesse, je n'ai même pas le temps de profiter de l'endroit, tout ce que je sais c'est que j'ai une impression de tout connaître et que je suis ici chez moi. C'est étrange comme sensation.
Juste le temps de faire quelques courses pour manger et je suis épuisée de cette journée peu fructueuse. L'infirmière arrive à 18h30, il faut que je prépare le matériel et le lit avec une grande serviette éponge que j'ai apportée.
Je vais découvrir ma nouvelle infirmière qui sonne et qui arrive. Sympa, très bavarde, ça va mais c'est du rapide, c'est pas comme celle que j'ai d'habitude, bon elle fait à sa façon, c'est comme ça on verra.
Oh que j'ai envie de dormir, je n'ai pas marché comme ça depuis avant le début de mes opérations, je n'en peux plus, mon corps ne sait pas ce qui lui arrive. |
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| lundi 19 janvier 2009, a 08:42 |
| La petite semaine qui va changer ma vie ?? |
J'ai une petite semaine pour savoir si je quitte tout de ma vie parisienne ! Il ne faut pas que je me tourne les pouces et la semaine va être chargée.
Il faut que je range un peu ma valise car les produits pour me soigner prennent une grosse place, que j'aille à la premeière heure demain matin lundi voir cette pharmacie où j'ai commandé par téléphone mon carton de produits jetables pour me soigner et que je téléphone à cette infirmière que j'avais trouvé sur les pages jaunes pour savoir si elle est toujours d'accord pour venir tous les jours. C'est déjà l'étape principale et obligatoire.
J'ai fait une liste de tout ce que je dois faire pour avoir un semblant d'organisation.
Pour le moment, il faut que je prenne mon courage à deux mains et que je sorte pour trouver un commerce ouvert le dimanche.
J'ai plutôt envie de rester dans le studio et dormir.
Pourtant je me dis qu'en même temps c'est tellement beau cette région que ce serait idiot de ne pas mettre le nez dehors. De toute façon, il me faut un minimum pour manger et nettoyer cet appartement légèrement crasseux.
Je suis contente d'avoir trouvé ce studio, c'est en centre ville, pas loin de la mer et des rues piétonnes, pas très loin de la place Masséna pour ceux qui connaissent.
Allez zou ! Me voilà en train d'essayer de fermer cette porte qui ne veut pas se fermer car les clés sont un peu HS (la propriétaire m'avait prévenu), pourvu que j'arrive à rentrer, c'est le principal. Il ne manquerait plus que ça. Je manipule les clés avec la plus grande précaution !!!!!
Je n'ai pas de mal à trouver des petites épiceries ouvertes car en septembre c'est encore la saison et il y a beaucoup de touristes et de monde dans les rues. C'est vraiment magnifique et je me sens à l'autre bout du monde et en même temps chez moi. Bizarre comme sensation.
Ah ! quand on est comme moi sensible et amoureuse de cette région, ça fait un noeud dans le ventre de se retrouver là d'un seul coup, quand je pense que ce matin j'étais dans mon lit parisien et que je voulais tout annuler.
Je fais mes petites courses, je ne vais même pas boire un café quelque part car avec ma poche et cette fichue maladie, j'en ai oublié toutes les bonnes choses de la vie, surtout sortir, mettre le nez dehors et profiter de toutes les petites choses qui embellissent la vie.
Je suis restée cloîtrée chez moi à Paris de longs mois, seule au fond de mon lit à souffrir physiquement et moralement !
Mon cher patron, toi qui m'a dit que je faisais exprès de me faire opérer !!!!!! Je n'oublierai jamais tes paroles, elles sont gravées en moi ! Te rends tu compte de ta bêtise ?
J'espère qu'un jour tu te rendras compte de tout ce que tu m'as dit ce jour là et après, toutes ces horreurs que personne n'aurait l'idée de dire à quelqu'un. Je n'arrête pas d'y penser, oser dire qu'après 8 opérations je suis vicieuse pour organiser mes arrêts de travail et que tu te fous complètement de mes problèmes !
T'en auras peut-être un jour des problèmes, toi qui croit que la vie n'est faite que de réussites et de plaisirs, la roue tourne quelquefois.
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| dimanche 28 décembre 2008, a 18:04 |
| Nice Côte d'Azur ... |
Et voilà, l'annonce dans le TGV, Nice Côte d'Azur, j'y suis après 5 heures de trajet bien pénible pour mes opérations, me tortillant sur mon siège pour trouver la position la moins cruelle.
Il faut sortir cette maudite valise et je suis chargée en compresses, bétadine, pansements, mèches, ciseaux jetables et tout ce qui va avec.
Il faut que je trouve ma location, pas trop loin de la gare mais quand même je suis épuisée, surtout très encombrée. Il est 13h et j'ai envie de me reposer un peu, juste m'allonger et pourtant il faut que j'organise les jours qui suivent, nous sommes dimanche.
J'arrive en bas de l'immeuble, la propiétaire est là c'est déjà une chose.
Je monte et le studio est à l'envers, sans dessus dessous.
La propriétaire est énervée car les anciens locataires viennent de partir avec du retard et sans faire le ménage.
Elle me demande si je peux repasser plus tard !
Sûrement, dans mon état, je n'en peux plus et je ne veux que me reposer.
Elle fait un peu de ménage avec son mari, ils sont venu de Cannes en bus (plus d'une heure) mais c'est moins cher que le train !
Ce n'est pas ma faute si elle est énervée ! Elle râle que les locataires sont tous les mêmes et sales ! Merci pour moi !
Je lui dit que c'est bon, je finirai le ménage mais vu qu'il n'y a rien même pas une éponge, ce que je lui fais remarquer gentiment. Elle me dit que c'est à moi d'aller acheter le nécessaire. C'est un meublé et elle veut que ce soit propre, comment ne même pas laisser une éponge et un produit d'entretien.
Je lui demande où je peux trouver cela un dimanche car il faudra bien que je lave ma petite vaisselle même si je vais manger des trucs déjà prêts.
Je remarque qu'il n'y a pas de draps sur le lit et elle me dit que ce n'est pas prévu dans le contrat. Si j'en veux c'est 25 euros. Obligée de dire ok, j'espère qu'il y a au moins une couverture !
Elle me balance 2 chiffons en guise de draps, troués et tâchés, en nylon, tout ce que j'aime. Ce sont des tâches propres me dit-elle, aucun respect de ses locataires et elle veut un appartement nickel à la sortie.
Elle me demande un chèque de caution de 350 euros en me prévenant qu'elle ne sera pas là lors de mon départ car je pars trop tôt, elle ne va pas se lever à cette heure ci !!!! Moi qui avait prévu 10h30 afin justement de pouvoir faire l'état des lieux avec elle !
Donc si pas d'état des lieux, elle peut dire n'importe quoi et ne jamais me rendre mon chèque, ce que je lui fais remarquer. Elle me le renverra par la poste sur quoi je ne suis pas d'accord.
Ma fatigue a des limites et mon esprit reprend le dessus.
Soit il y a état des lieux dimanche prochain, soit pas de chèque de caution.
Elle n'est pas contente mais sent que je suis à bout de nerfs et que je vais partir, je ne sais pas où d'ailleurs !
Enfin elle disparaît avec son mari qui lui est tout gentil et ne dit rien.
Je suis obligée au moins de mettre mes draps sales si je veux m'allonger quelques instants.
Ce n'est vraiment pas possible, ce nylon qui glisse et qui sent je ne sais quoi. Je fouille dans l'armoire pleine de saletés et trouve des draps aussi tâchés mais en coton, c'est déjà mieux. Je colle la couverture par dessus pour ne plus les voir et je m'allonge. Je suis exténuée. |
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| vendredi 12 décembre 2008, a 21:45 |
| Le temps de penser |
Le train commence à avancer, je voudrais dormir, j'ai 5 h de trajet et je n'y arrive pas. Je dirais que je suis tellement fatiguée qu'il m'est impossible de m'assoupir et j'ai mal. Le mouvement du train me ramène à la réalité.
Je commence à cogiter, c'est pas bon, qu'est ce que je vais faire là bas, je n'ai pas d'organisation précise car je ne sais pas ce qui m'attends. Comment je vais faire pour trouver une location ? Aucun contact valable par téléphone, il va falloir faire le point.
Pour l'instant c'est dans ma tête que je fais le point et je me dis que je suis devenu un légume, que je ne suis plus rien, je me dégoûte à tous les niveaux. L'horreur absolue.
Je ne sais plus ce que je veux, qu'est ce qui m'arrive ? Je ne crois plus en rien et je me demande si c'est cela pétér un câble. Vais-je devenir folle ? La folie peut-elle arriver d'un seul coup ?
Il faut que je me reprenne et que j'assume ce n'est pas possible, je me sens si seule en cet instant précis, avec le bruit caractéristique du train qui roule, les gens qui somnolent autour de moi, c'est glauque.
Mon Dieu, je pense trop, je n'arrête plus et je ne sais plus où j'en suis et ce que je dois faire. Est-ce seulement de la panique ? J'espère car il faut que je remonte la pente. Je me dis que dans 3 heures le paysage va changer, ça va sentir la Provence et après ce sera 2 heures le long de la mer. Je ne peux pas reculer de toute façon, le train continue son chemin et ma tête continue à retourner la situation dans tous les sens.
Effectivement, 3 heures après je vois au premier arrêt que Paris a disparu, c'est une autre ambiance, le soleil est bien là au rendez-vous pour m'accueillir et je suis scotchée à la fenêtre car bientôt je devrais apercevoir la mer.
Je la vois et elle est comme dans mes rêves, aussi bleue que le ciel, c'est magnifique, je serai toute ma vie amoureuse de cette région qui me fascine depuis toujours. Peut-être y ai-je vécu heureuse dans une vie antérieure ? C'est tellement fort ce que ce paysage me procure. J'ai l'estomac serré et j'admire.
C'est idiot mais je me suis toujours demandé pourquoi les gens qui n'ont pas la chance d'avoir un toit ni un travail ne sautent pas dans un train pour au moins être dans une région comme celle là.
Je sais pertinemment que je prends et garde mes problèmes avec moi où que j'aille, mais je préfère être malheureuse sur la Côte d'Azur plutôt qu'à Paris. Je préfère pleurer dans une rolls plutôt que dans le métro. C'est ma devise depuis toujours et c'est ce qui me convient.
Plus on avance et plus c'est beau, ce paysage avec les palmiers, la mer, les maisons, les immeubles, tout est différent même si rien n'a changé pour moi mais pendant que je me fais plaisir avec ce que peut me donner la nature, ça m'aide à surmonter ma peur du lendemain.
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| vendredi 12 décembre 2008, a 21:10 |
| Le grand jour |
A 4h mon réveil sonne, je n'ai dormi qu'une heure et j'étais si bien sous ma couette, je commençais seulement à me décontracter. Mon envie n'a pas changée, j'arrête tout. Je pense à Sophie qui va m'appeler, qui a mis son réveil pour moi, un dimanche matin si tôt, elle est fatiguée, elle fait une formation très difficile en plus de son travail.
Je finis quand même ma valise au cas où, tant pis elle sera à défaire et je retournerai sur les tables d'opération. Je suis très mal vraiment.
Je pleure comme une idiote qui ne peut plus rien car je n'ai pas de force.
Le téléphone sonne, Sophie est là et me demande ce que je fais. Je lui dis que je ne peux plus, je suis à bout.
Elle est désolée et essaie tout ce qu'elle peut, elle me dit qu'elle a appeléun taxi qui sera chez elle dans un quart d'heure.
J'ai honte et je dis ok pour elle , elle m'a tellement aidée.
Je ne me suis même pas lavée du coup, je suis assisse sur le bord du lit et je n'arrive à rien, j'ai peur de tout, l'angoisse me ronge, j'enfile mon pantalon élastique car tout me fait mal et je ne peux porter que ça depuis mes opérations, un morceau de tissu mou trop grand, une sorte de pyjama noir passe partout.
Je n'ai même plus le temps de réfléchir, Sophie m'appelle, elle est dans le taxi, elle sera devant chez moi dans 10 minutes. Vite, je suis paniquée, je ne sais plus, rien n'est prêt avec tout le temps que j'ai passé à ne rien faire, à regarder piteusement ma valise.
A cet instant précis je me dis que je ne suis plus normale, je ne serai plus jamais comme avant.
Sophie rappelle, elle est arrivée en bas, je n'ai plus le temps, je boucle tout, j'éteins la lumière, je monte dans l'ascenseur puis dans le taxi, ça y est je suis en route pour la gare de Lyon et je pleure dans le taxi, je deviens folle.
Avec mes angoisses j'arrive une heure avant le départ du train et je n'ai plus qu'à m'assoir avec mes doutes au café de la gare avec un vittel car avec ma colostomie je ne bois plus de café pour ne pas accélérer le transit quand je suis dans un endroit public.
Mon train rentre en gare, je cherche ma place et m'assois péniblement car j'ai tellement mal, le trajet va être dur.
Je n'aurai pas d'infirmière ce soir car je n'en ai pas trouvé pour le dimanche, cependant ma plaie doit être désinfectée et les mèches à l'intérieur changées, je dois le faire seule et j'ai tout ce qu'il faut dans mon sac.
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| vendredi 12 décembre 2008, a 20:48 |
| Galère |
Je prépare ma valise car le jour du départ c'est demain et j'ai 6 jours pour organiser mon aventure. Si je réussis, je pars, sinon retour à la case zéro. Je n'ai vraiment plus la force physique ni mentale d'y aller.
Je peux encore tout annuler.
J'ai tiré sur la corde pendant des semaines alors que mon corps réclammait du repos que je n'avais que la nuit.
J'ai peur d'oublier quelque chose et ma tête ne fonctionne pas comme elle devrait, tous mes mouvements son ralentis et je craque car entre tous les médicaments, les ordonnances sur place, les horaires de la nouvelle infirmière, la location introuvable, l'employeur pour le stage qui va voir ma tête de déterrée car même le plus habile des maquillages ne peut plus cacher la maladie et je me sens vraiment pas bien du tout.
A 23h je décide que j'arrête tout, que ce n'est pas sérieux car ma santé est trop mauvaise et je craque.
J'appelle mon amie et ange gardien Sophie pour lui dire que stop on arrête là car je ne peux plus.
Elle m'encourage à essayer mais convient que c'est très périlleux et que je peux perdre beaucoup d'argent que je n'ai pas en allant là bas.
La pauvre, je n'ai qu'elle pour exprimer toute ma douleur car c'est elle qui me soutient depuis le début et elle seule.
Elle trouve cependant une idée, la pauvre elle va mettre son réveil un dimance matin à 5h30 et m'appeler pour voir si j'ai la force d'y aller et elle propose de venir me chercher en taxi pour que je ne sois pas seule.
En effet, le train part à 8h et le métro vers 6h30 le dimanche ! La pauvre fille avec sa valise en carton dans la nuit du petit matin sur le bord du quai ! Quel tableau déplorable j'ai de moi mais c'est pourtant bien l'état dans lequel je suis.
A 3h du matin, je suis une loque. Je ne peux même plus marcher dans mon appartement, j'arrête de penser, il faut que je dorme un peu car je vais m'écrouler, j'ai très mal, ma stomie me brûle, ma plaie me fait souffrir terriblement et le somnifère que j'ai pris ne sert à rien. Je me mets dans un état inimaginable, je vais jouer mon avenir demain en essayant de changer de vie alors que je n'en ai pas du tout les capacités. |
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| dimanche 30 novembre 2008, a 01:54 |
| La préparation de mon voyage |
Après avoir trouvé difficilement une infirmière qui accepte de venir 4 jours sur 7 faire mes soins à l'adresse de ma location car le week end elle ne travaille pas et c'est trop compliqué d'en trouver une que pour le we et seulement pour une semaine, mon Dieu est-ce qu'elles ont envie de travailler ? Elles préfèrent les soins réguliers et longs, je peux le comprendre. Après avoir trouvé une pharmacie qui me commande par téléphone un carton d'instruments jetables sans même me connaître, c'est déjà une chose de régler.
Une dame à qui j'avais envoyé mon cv pour le stage m'a téléphoné et souhaite me voir, nous prenons rendez-vous pour le lendemain de mon arrivée, c'est un troisième exploit.
C'est fou comme les choses s'emboîtent en quelques jours, sûrement le fruit d'une recherche ininterrompue depuis 3 semaine non stop, malgré un état de fatigue dû à ma récente opération qui présage l'impossibilité d'une telle expédition, du moins je me demande comment je vais faire, ne serait-ce pour les 5 heures de train vu que je ne peux pas m'assoir !
Par contre j'ai beau appeler toutes les agences immobilières de Nice, pas moyen d'avancer au niveau futur location, je ne suis pas très bien reçue et je ne décroche pas de rendez-vous. On verra sur place, en 5 jours ça ne va pas être facile.
Plus le temps passe moins j'ai envie de partir, c'est tout moi, mais je souffre tellement et je suis si fatiguée que je voudrais m'endormir de longues semaines car il n'y a que couchée que mon corps est soulagé. |
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| jeudi 23 octobre 2008, a 20:09 |
| Je fonce |
Je ne peux pas réfléchir plus longtemps, soit j'abandonne mon projet et c'est vraiment dommage car ce n'était pas évident du tout d'avoir une réponse positive pour une formation rémunérée sur la Côte d'Azur et enfin réaliser mon rêve interrompu en ce mois de septembre 2007, soit j'y vais, je trouve très vite une location, un stage (car en plus il faut trouver un stage et je suis à Paris ! Pas évident)
C'est dur, un coup je me dis oui et un coup non !
Mon état de santé me fait peur car si ça continue là bas, l'organisme qui me rémunère arrête de payer l'école et je retombe en arrêt maladie et pas de salaire !
Tout le monde me dit que c'est vraiment périlleux mais je suis assez folle pour tout plaquer et partir. C'est beau la folie après tout. C'est vivre et espérer et ne dit-on pas que l'espoir fait vivre ?
Alors c'est vite réfléchi, je réserve un aller-retour en train Paris Nice dans 15 jours et je prends les pajes jaunes pour trouver un hôtel.
Je n'avais pas du tout penser que septembre c'était encore la haute saison à Nice, les hôtels sont inabordables au niveau des prix, même les plus minables. La galère commence, je téléphone toute la journée et les prix ne sont pas dans mon budget.
J'ai une idée, je regarde à tout hasard les locations à court terme des particuliers.
Il y a des petits studios pas trop chers pour une semaine en tout cas moins que l'hôtel. Oui mais voilà, la semaine que je veux est déjà prise.
J'en ai marre. Je continue mes recherches inlassablement et je trouve un studio pas loin du centre ville et pas trop cher. Je suis tellement soulagée que je ne pose aucune question, je ne sais même pas la superficie !
Je me dis que si ça se trouve c'est ignoble car il n'y a pas de photo, c'est pas grave on verra.
Il faut maintenant trouver une infirmière qui me fera les soins journaliers car le trou de ma cuisse est toujours là pour me rappeler mon état et le pansement doit être refait tous les jours.
Grosse galère, ça ne peut être que le matin ou le soir car la journée sera réservée aux recherches. Encore des dizaines de coups de fils pour entendre que ce n'est pas possible ou pas leur quartier. Je vais faire toutes les pajes jaunes, je finirai par trouver.
Le train, l'hôtel, l'infirmière, et maintenant trouver une pharmacie qui va me commander sans me connaître un carton de mediset c'est à dire des instruments stériles et jetables, des produits, des compresses, et des tas d'autres choses, des mèches, des pansements (je ne peux pas emmener un si gros carton dans le train) car ce n'est pas une mince affaire cette opération et franchement, je ne suis pas en état de me lancer dans tout ça, je suis fatiguée, épuisée.
Je ne sais pas dans quoi je me lance c'est fou et je suis folle mais je meure à petit feu ici alors autant mourrir au soleil en ayant essayé.
Finalement, je trouve tout en passant mes journées devant internet pour tout organiser, je suis tellement fatiguée, je n'ai même pas le temps de m'allonger pour me reposer, je fais tout au ralenti et je suis énervée autant que molle et bonne à rien. J'ai envie de tout balancer et d'arrêter, je pleure tellement je n'en peux plus.
J'en oublie la moitié, je n'y arriverai jamais. J'ai oublié le stage, la chose la plus importante qui fera que je pourrai suivre des cours et être rémunérée. J'appelle des sociétés à Nice, même sur Cannes et Antibes, je vais même jusque Monaco. Soit ils ne prennent pas de stagiaires, soit ils ne répondent pas. J'envoie des cv, j'ai encore mis des heures voire des jours pour en fabriquer un qui tienne la route, la lettre de motivation, des heures et des jours qui passent et ne règlent pas mes problèmes.
Ce que j'en ai marre !
Combien de fois j'ai envie de tout lâcher car je suis en train de me lancer dans un truc de malade c'est le cas de le dire !
Je suis franchement découragée. Entre temps je retourne à l'hôpital et mon chirurgien n'a même plus envie de me voir, c'est infecte, j'ai vraiment l'intime conviction même la certitude que je dérange tout le monde. Me dire bonjour en me tournant le dos sans même se retourner c'est nouveau, ça vien de sortir ! Quel mépris ! C'est pourtant lui qui l'a faite sa connerie et qui m'a mutilée c'est un comble.
Mon employeur me méprise, mon chirurgien me méprise, je n'ai pas de famille, mon cher et tendre s'est sauvé en courant en voyant mon état, 2 ou 3 amis et c'est tout, je me sens seule au monde.
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| dimanche 19 octobre 2008, a 09:50 |
| La suite de ma dernière opération |
Ma plaie se referme, le trou béant qui était un vrai gouffre il n'y a pas si longtemps se referme petit à petit. Tout du moins, la profondeur remonte peu à peu, les mèches à l'intérieur sont de plus en plus petites. Le pus s'écoule par ce trou, mais que vont devenir mes abcès si tout se referme ? La galère va recommencer ? J'essaie de positiver mais vu que je n'ai aucune explication de la part de mon chirurgien que je ne vois plus d'ailleurs, juste une fois en allant faire un pansement à l'hôpital. Il n'a même pas pris la peine de me recevoir dans son bureau, moins il me voit mieux il se porte !
Je crois qu'il est arrivé au maximum de ses possibilités avec moi et que la façon dont mon corps réagit le dépasse. C'est pourtant moi la victime !
Quand je pense que c'est lui qui m'a mise dans cet état, qui a fait basculer ma vie à un point de non retour car je suis en train de tout perdre, ma vie de femme, mon corps, ma forme, mon entourage car je ne suis plus la même, je deviens dans un état mental qui me fait peur, tout le temps pleurer, même mon travail où on m'a fait comprendre clairement qu'il vallait mieux que je parte. Il a bousillé ma vie quand même. J'ai tant perdu et je ne lui ai jamais fait de réflexions, j'essaie d'avoir un comportement normal quand je suis en face de lui, il pourrait au moins me respecter et même ça, je ne l'ai plus de sa part, il m'évite comme la peste.
La seule chose que j'ai pu dire c'est qu'il y avait un dysfonctionnement dans son service lors de ma dernière hospitalisation, rester du matin jusque minuit dans un lit ensanglanté lié à l'opération, c'est normal peut-être ? Avoir ses anti douleurs du midi au moment de dormir c'est normal aussi ? Oublier de me donner mon plateau repas, et me dire que oui c'est un oubli et aller me chercher des "restes" parce que je râle, c'est normal ? C'est rare que je balance quoi que ce soit sur cet hôpital mais à partir du moment où on me traite comme de la merde, où je n'ai plus droit à une consultation dans un bureau, ça le mérite.
Il ne peut plus me sentir et c'est franchement très visible ! Ce serait plutôt à moi de ne plus pouvoir l'encadrer et ce n'était pourtant pas le cas ! |
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| samedi 18 octobre 2008, a 02:58 |
| La réponse du Fongécif |
Ma demande de congé individuel de formation est acceptée. Je devrais me réjouir mais j'avais un oral à passer pour l'admission et j'étais hospitalisée cette semaine là, donc je n'ai pas pu partir à Nice.
Annulation de mon dossier car de toute façon même si je l'avais réussi, je n'aurais pas pu intégrer l'école vu mon état lamentable et mon trou dans la jambe.
Je suis extrêmement déçue, c'est une chance inespérée que mon dossier ait été accepté pour une reconversion, et une année rémunérée par l'organisme plus la prise en charge du prix de l'école qui est énorme.
Je peux reporter mon projet à l'année prochaine mais ce n'est pas dans mes intentions. Je n'ai aucune visibilité sur ce que sera ma vie dans un an et je serai trop âgée pour trouver du travail après l'année de scolarité. Mon corps est très fatigué et c'est quelque chose que je ne peux pas changer. J'ai encore le moral en baisse mais je réfléchis quand même. J'ai tellement envie de quitter Paris, cette ville que je me suis mise à détester.
J'appelle encore le Fongécif et j'apprends que je peux différer ma demande d'un mois et demi maximum sinon mon dossier est considéré comme annulé.
Il n'y a pas de rentrée scolaire un mois et demi après.
Seule solution essayer de trouver une formation qui commence un mois et demi après dans le sud de la France. Pas évident, il faut que la formation dure une année et je cherche sans trouver.
Finalement, à force de chercher je trouve la seule formation d'une année, à Nice et qui commence fin octobre.
Cela ne coûte rien d'essayer. De toute façon, je dois refaire totalement un autre dossier pour le Fongécif et recommencer à 0, c'est à dire redéfendre mon projet, et attendre que la commission paritaire se réunisse pour décider de l'acceptation ou non.
En plus ça fait très court dans les délais.
Qui n'essaie rien n'a rien comme on dit.
Allez je me lance, ce n'est qu'un dossier.
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| samedi 27 septembre 2008, a 07:42 |
| Je refais surface |
Il y a longtemps que je ne suis plus revenu écrire, le moral était au plus bas, pourtant ma plaie se referme doucement. Je suis restée dans la profondeur de mes tourments sans avoir envie de communiquer ni écrire.
Je me sens fatiguée, usée, vieille, sans énergie et moche. C'est pour dire.
Pourtant je fais semblant tout le temps car on ne peut pas traîner sa peine en permanence et en public.
Faire semblant d'aller, je connais par coeur depuis un certain temps. Dans le monde actuel c'est indispensable pour ne pas être rejetée, il faut malheureusement faire bonne figure sinon c'est le rejet et je comprends. C'est fatiguant pour tout le monde quelqu'un qui va toujours mal et c'est désarmant. Les gens s'écartent petit à petit comme si vous étiez un monstre, plus de vie sociale et quelques amis désarmés qui doivent gérer leur propre vie.
Donc aux yeux du monde je dois aller bien, avec des hauts et des bas mais je dois faire bonne figure et je le fais.
Finalement ça aide peut-être aussi pour soi-même de se persuader que tout va bien en tout cas mieux.
Où elle est ma vie d'avant ou j'allais bien et où pourtant je me plaignais pour ci ou pour ça ? C'est une sacrée leçon car tant que c'est pas dramatique, il faut considérer que ça va.
J'avais mon corps et ma tête et tout pour agir et faire ce que je voulais, je n'en ai pas profité car les bobos m'encombraient.
Maintenant je fais la différence et je dis qu'il faut foncer tant qu'on peut et ne pas s'enliser dans une vie qui ne convient pas.
Agir, se défendre, se battre, en vouloir, mordre la vie, si j'avais su j'aurais refait le monde.
Et si c'était pas trop tard ?????
http://www.youtube.com/watch?v=vsnsylF6TLE |
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| dimanche 07 septembre 2008, a 15:03 |
| 15 jours après l'opération. Le 6 septembre 2008 |
15 jours après l'opération, la profondeur du trou a diminué et on peut voir le fond. Il y a toujours du pus et des glaires qui continuent à passer de l'intestin par le chemin de la greffe jusque la cuisse. Les abcès communiquent toujours. La douleur est la même c'est à dire brûlante et permanente malgré les anti douleurs.
L'infirmière est là, c'est elle qui fait la photo et la plaie a été bien nettoyée.
C'est vrai que j'ai le moral dans les chaussettes en ce moment mais c'est un passage j'espère. Il y a des hauts, des bas mais je ne vois pas d'amélioration. Si ça pouvait rester comme sur la photo ce serait le bonheur, le problème est qu'une heure après c'est rempli de pus, que ça coule partout et que les gonflements autour sont des abcès qui ne veulent pas s'arrêter, c'est décourageant. |
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| vendredi 29 août 2008, a 12:11 |
| Je découvre le problème. AOUT 2008 |
Je veux en avoir le coeur net, l'infirmière va arriver et je décide de commencer à enlever le pansement. J'avais raison, l'abcès est très gros et quand je soulève le bord du pansement l'abcès qui est déjà arrivé dans le trou passe par dessus le pansement et il y a du pus partout alors qu'hier matin il n'y avait rien. Cette douleur ne me trompe pas, je savais depuis cette nuit qu'un nouvel abcès s'était reformé en moins de 5 jours.
La photo ne représente que le haut du trou car je n'ai pas osé soulever plus le pansement. Et le reste est rempli par les compresses comme on peut le voir.
J'espère que mes photos pourront servir à des personnes faisant des recherches sur les abcès car elles représentent vraiment la réalité.
Vous vous rappelez la photo de l'article du 23 août un peu plus bas, le trou était bien propre, on en est bien loin quelques jours après !!!
Mais qu'est ce que je vais devenir, cette opération était sensée couper les abcès et un grand nettoyage avait été fait.
Là c'est pire que tout si des abcès se forment au fond du trou, j'ai vraiment peur et je n'ai plus du tout d'espoir car trop c'est trop, je ne peux plus lutter moralement. |
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| vendredi 29 août 2008, a 09:28 |
| J'ai peur |
Depuis hier j'ai de plus en plus mal et je ne comprends pas pourquoi. J'essaie d'être positive et je me dis que le temps va arranger ça. Hier soir j'avais un doute et aujourd'hui j'en suis sûre j'ai un gros abcès qui pousse au dessus du trou qu'il m'a fait, dans la pliure lèvre fesse.
Cette douleur caractéristique je sais la reconnaître et au toucher j'ai cette bosse très dure que je connais si bien.
J'ai peur, je suis en larmes et je me précipite pour vous l'écrire car j'ai besoin d'en parler, ma généraliste est absente jusque lundi, Sophie travaille et ne répond pas, pas de famille pour me soutenir, ma voisine dort encore car elle est à la retraite, je n'ai que vous.
Moi qui pensait qu'après tant de souffrances les abcès allaient se calmer et me laisser tranquille, c'est reparti.
On ne va quand même pas me couper la jambe, qu'est ce qui va encore m'arriver ?
J'en ai marre, j'ai laissé un message à mon chirurgien, je ne sais pas si je vais le joindre en tout cas je vais rappeler mais je sais que depuis la dernière fois il en a marre et ne sait plus quoi faire de moi. Je sens bien que je deviens un cas à part qui ne guérit jamais, j'ai toujours des trucs imprévus.
Quand je suis partie de l'hôpital, je lui ai demandé un rendez-vous post-opératoire et il m'a dit non vous qppellerez quand vous aurez un problème. J'ai insisté pour en avoir un et j'ai eu un rendez-vous le 8 septembre.
Maintenant je comprends mieux ce qu'il a voulu dire. Il a dû se dire que de toute façon je ferai bien un problème suffisamment tôt avant tout rv.
A chaque rendez-vous que j'ai avec lui depuis des mois, j'ai un problème avant et on l'annule, il a peut-être raison, il vaut mieux que j'appelle quand j'ai un problème car je n'ai que ça.
Je suis dans un état pas possible, cette fois je n'espère plus rien de ma guérison.
Heureusement que j'ai ce blog pour écrire mes terreurs.
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| lundi 25 août 2008, a 14:34 |
| Le travail !!!!! |
J'ai oublié de vous raconter ma reprise du travail mi juin.
J'étais encore en arrêt maladie et j'ai souhaité reprendre par anticipation. J'ai donc fait faire aux différents médecins une attestation de reprise anticipée pour être en règle avec la loi bien que mon état de santé (éclatements d'abcès, besoin de repos, douleurs) n'était pas mirobolant.
J'avais besoin d'avoir un salaire et de reprendre contact avec le monde du travail car je savais que j'étais détestée depuis ma longue absence.
Je me suis donc présentée le jour où je leur avais annoncé mon arrivée, mes collègues ont été indifférents mais comme d'habitude, mon responsable égal à lui-même mais rien de désagréable, j'avais connu pire.
J'ai demandé un rendez-vous avec mon directeur général pour faire le point et parce que j'avais besoin d'une signature de sa part pour différer de deux mois ma demande de congé individuel de formation qui, si le dossier était accepté commençait le 1er septembre et je savais que mon état ne le permettait pas.
J'ai donc trouvé une autre formation de reconversion qui commençait mi octobre.
Il a remis 2 fois le rendez-vous et quand enfin j'ai pu le rencontrer, à peine assise devant lui, il s'est mis à hurler, à m'insulter et à me dire des horreurs que je ne pouvais même pas imaginer.
Il m'a dit que j'étais vicieuse car je faisais exprès d'organiser les dates de mes opérations pour avoir des arrêts maladie à la suite, qu'il n'en avait rien à faire de mes problèmes et que ce n'était pas les siens.
Il a même dit que mon vice allait jusque avoir attendu d'avoir 3 ans d'ancienneté dans l'entreprise car je savais que mon fixe serait maintenu pendant 3 mois.
Oui j'ai sans doute fait exprès d'être victime d'une erreur médicale en calculant mon ancienneté, en plus on fait également exprès de se faire opérer et mutiler comme je le suis, juste pour ne pas travailler !
J'ai essayé de rester calme chose que je regrette avec du recul car il méritait des mots encore plus méchants, mais j'étais en pleurs et démolie moralement.
Il a continué ainsi pendant une heure, les yeux lui sortaient de la tête tellement il était haineux et plein de colère.
Je précise qu'il ne m'a pas donné un centime de sa poche pendant mon arrêt maladie car les indemnités journalières étant calculées sur les derniers mois de travail, j'ai eu par la sécu le montant de mon fixe qui n'est pas élevé sans qu'il ait à mettre la main à son porte monnaie.
De plus selon ma convention collective, au bout de 3 mois il ne s'occupe même plus de mon cas puisque je ne perçois plus que ce que veut bien me donner la sécu c'est à dire pas grand chose et directement par l'organisme.
J'ai connu beaucoup de méchanceté dans ma vie car j'ai fait de mauvaises rencontres, mais à ce point je ne pensais pas que c'était possible.
Je suis une personne gentille, qui ne souhaite jamais de mal à personne mais je peux vous assurer que je lui souhaite pour la première fois de ma vie tout le malheur du monde. La déchéance dans ses finances très florissantes à ce jour, et surtout la maladie, qu'il sache un jour que l'on peut souffrir, lui qui est né avec une cuillère en or dans son berceau.
Oui j'ose le dire et l'écrire, je lui souhaite la MALADIE et je n'ai pas honte, je le suivrai toujours de loin et j'aurai plaisir ce jour là à décrocher mon téléphone pour lui dire "pourquoi tu fais exprès d'être malade, pour ne pas travailler ?"
Il m'a dit des choses que je ne peux même pas répéter tellement c'était insensé, je ne sais même pas s'il en est conscient car pour moi c'est impossible de sortir des bêtises pareilles. Je me demande s'il s'est entendu ce jour là.
Pourquoi tant de haine alors qu'il m'a de suite remplacée et que je ne lui coûte rien en salaire.
Je ne vous raconte pas comment j'ai terminé le mois et comment j'ai travaillé comme si de rien n'était, au mois de juillet car fin juillet je suis retombée en arrêt maladie car d'autres abcès apparaissaient les uns après les autres et j'ai encore eu un éclatement assez violent. La suite vous la connaissez puisque je sors d'une opération somme toute pas très impressionnante mais exprêmement douloureuse et handicapante.
Mon premier directeur m'a quand même glissé l'air de rien et avec le sourire que je ne servais à rien et que vu mon état je devrais me remettre en arrêt maladie et rentrer chez moi ! Sympa !
Pourtant j'ai rempli mon contrat d'assistante commerciale dans sa totalité, j'ai suivi toutes les affaires de l'agence, mon travail a été fait même les jours où la souffrance était très élevée, j'ai même réussi à faire des locations proches de l'agence car marcher était pour moi difficile, bref, je n'ai failli à rien et j'ai bien fait mon travail malgré l'indifférence de tout le monde.
Franchement c'est la première fois que je hais quelqu'un et pourtant on m'a fait du mal. Même le chirurgien qui m'a fait ça, je n'arrive pas à le haîr, c'est pour dire.
Ses mots ont été cruels et j'ai été malade et en pleurs des jours entiers tout en travaillant et en me cachant et je le tiens responsable de l'état psychologique dans lequel j'ai été les semaines qui ont suivies.
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| samedi 23 août 2008, a 22:32 |
| Quand faut y aller. AOUT 2008 |
Fallait y aller et j'y suis allé, j'en suis même revenu. Mon séjour à l'hôpital aura duré presque une semaine, je ne peux plus m'asseoir, je suis sur une patte mais vivante. Encore une surprise, j'ai un énorme trou dans la cuisse maintenant, un des abcès a été enlevé complètement je pense car on ne m'a pas expliqué grand chose. Ils sont vraiment avares au niveau des explications !!!!!
L'infirmière du quartier doit venir tous les jours pendant au moins 30 jours à mon domicile pour désinfecter le fond du trou et le remplir de mèches cicatrisantes.
Je m'attendais à tout sauf à ça, la photo que je vous transmets dans le paragraphe précédent est vraiment gore et là je peux vous l'annoncer à l'avance !!!! Il y a bien sûre toujours pire.
Les photos peuvent servir à des personnes qui vont subir cela un jour et puis moi je garde une trace de mon évolution si un jour je m'en sors.
Puis au moins vous me croyez parce que franchement !
Ce n'est plus un trou de balle de carabine, c'est un morceau de cuisse en moins !
Je ne sais même pas ce que c'est, donc je dois garder une trace de ce qu'on m'a fait.
Le pire c'est que les abcès peuvent continuer et là qu'est ce que je fais ? Je me coupe la jambe ? Je me demande franchement si c'est normal.
Un peu d'explications messieurs les chirurgiens seraient bienvenues car vous avez le savoir, mais nous ne sommes que des patients et on est en droit de se poser des questions.
J'ai un gros trou béant qui est douloureux, qui pour l'instant m'empêche de marcher et donc de travailler. Je vais percevoir 434 euros ce mois ci comme indemnités journalières car mon salaire n'est plus maintenu. Comment je vais vivre si je ne peux pas reprendre rapidement le travail ? Tout cela devient dramatique.
Je suis quand même heureuse car la faute médicale a été reconnu et l'hôpital reconnaît sa culpabilité. Le chirurgien ne l'a jamais nié et m'avait assuré qu'il serait honnête, peut-être l'a t-il été, je le pense.
Etre enfin reconnu victime c'est un soulagement dans le malheur, c'est être crû par tous ceux qui doutent, même l'infirmière tout à l'heure. La tête qu'elle a fait quand je lui ai demandé de prendre une photo !!!!!!!!
Maintenant je peux prouver que je suis victime et c'est beaucoup.
Battez-vous ! Battez-vous contre les injustices pour faire reconnaître vos droits, c'est tout ce que je peux dire car ne pas être pris au sérieux, et pire, pour une folle c'est terrible.
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| samedi 23 août 2008, a 22:29 |
| La photo gore de ma dernière opération (il s'agit toujours de la cuisse). AOUT 2008 |
Ma pauvre cuisse béante et déformée, ma douleur à vif. Ma 8ème opération. |
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| dimanche 17 août 2008, a 08:30 |
| Pharaonne ma fidèle lectrice a dit que ...... |
L'article suivant était gore et planant à la fois et qu'elle avait quand même bien ri. (vous pouvez voir son commentaire).
Je précise que Pharaonne est adorable et qu'elle est toujours là pour me soutenir et m'encourager.
J'aprouve que ma situation actuelle est gore, mon corps en général car il y a aussi toute la partie intime qui a été ouverte en deux et le trou permanent dans le périnée, tout ça je n'en parle pas car c'est quand même très intime et je ne veux pas tomber dans l'indécent, quoi que ça l'est peut-être déjà ... Oui c'est gore parfois, surtout les photos (mais j'imagine que sans photo c'est difficile à imaginer), mon corps me fait peur, c'est ignoble, je vous passe aussi les trous dans la paroi recto vaginale pour ceux qui ont suivi depuis le début.
Mais le corps a des ressources incroyables, il se remet à une vitesse !
La cicatrice est moins moche, le trou se rebouche tout seul.
En tout cas habillée, rien ne paraît, personne n'imaginerait.
La photo de mon intestin dans l'article "la chose" est pas mal non plus quoique je vous avoue qu'en quelques mois il est devenu beaucoup plus mignon !!!!! Je vous mettrai une petite photo un de ces jours (une petite horreur de plus). J'aurais dû appeler ce blog "le blog des petites horreurs".
Elle a raison Pharaonne, mais c'est ma vie de tous les jours et je crois que c'est pas banal ce qui m'arrive, et puis pour l'instant, je ne suis pas encore dépressive comme j'en avais peur, je tiens le coup, je pleure beaucoup mais pas longtemps, je suis assez seule pour gérer tout ça car je n'ai pas de famille pour me réfugier quand ça fait trop mal.
Alors je pleure comme je ris (ça doit être nerveux) ou alors c'est que je deviens folle, mais on ne me l'a pas encore dit ! C'est vrai qu'il y a des épisodes dans tout ça, avec du recul, je me dis que ce n'est pas possible et qu'il vaut mieux en rire (mais seulement avec du recul) car sur le coup je ne ris pas du tout mais pas du tout.
J'essaie d'y mettre un peu d'humour car c'est dans mon caractère, j'aime rire de tout et de rien et je me moque de moi assez facilement, heureusement. De toute façon quand des choses aussi incroyables vous arrivent, il y a deux solutions, soit on tombe gravement en dépression soit, et c'est mon cas, on le vit mal et on attend la suite car quoi faire ? Il n'y a rien que je puisse faire sinon je l'aurais déjà fait, à part laisser passer la vie.
Ah si une voyante pouvait me dire ce que je serai dans un an !!!!!
Y a t-il une voyante qui me lit ???????
C'était pour toi Pharaonne, je ne suis pas du tout froissée, tu m'as même fait rire et je suis d'accord avec toi. Mais bon il faut avouer que ce serait dommage de garder tout ça pour moi, alors je partage !!!!!!!!!!!!!
Dis, t'as vu comme t'es belle sur la photo ? ça change de mes photos habituelles !!!!!!!!! |
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| Présentation |  Roseplume, le 19 juillet 2009.
Me revoilà dans la spirale infernale des abcès, je me retrouve un an en arrière, même 6 mois car j'en avais jusque février 2009.
Je redescends en enfer, toujours avec ma poche et mon ablation du rectum en prévision.
C'est infernal, je ne sais plus quoi faire et le moral n'existe même plus.
Je vous embrasse.
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| commentaire(s) | L'espoir ? misterdjul (30/10/2009 23:44)Comment vas tu ?
Tu... L'espoir ? Marie (18/10/2009 21:25)Gros gros bisous Lou... |
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